La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

Posts Tagged ‘Société Générale’

« ça fait mal à ma mère »

Posted by labetiseeconomique sur juin 23, 2010

Depuis hier, dans les médias, nous découvrons Germaine Domenech, la maman de Raymond. A l’antenne de RTL, à la télévision, la voici partout. Allo Maman bobo, voilà la nouvelle stratégie des individus, dans une société sensible à la communication par l’émotion.

Sur ce sujet, lire l’article de Thierry Libaert sur le site de Communication Sensible. « Une différence entre la communication de crise des entreprises et des individus réside dans l’intensité de la personnalisation, dit-il. Nous avons ainsi pu observer dans « l’affaire Zahia » que la défense principale de Franck Ribery tenait en quelques mots : « Ça blesse beaucoup ma famille, je n’ai que ça à dire. » (VSD, n° 1706, 5 mai 2010, p. 14). Dans le même temps, Jérôme Kerviel présente sa défense en deux temps : « La Société Générale était informée » mais il recourt aussi à ses parents. D’abord à sa mère, lors de sa détention préventive : « L’image que je garde, c’est le regard de ma mère dans un couloir de deux mètres carrés à la prison de La Santé au moment du parloir ». Puis à son père : « Mon père m’a transmis quelque chose qui est son nom de famille, il a été sali pendant un an, je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité soit faite. » (TF1, Sept à Huit, 8 février 2009). »

http://www.communication-sensible.com/articles/article226.php

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La combinaison, l’entraîneur et ses joueurs, sur le tapis vert du monde

Posted by labetiseeconomique sur juin 13, 2010

L’année dernière, Alain Bernard perdait son titre de champion du monde par la faute d’une combinaison non homologuée. Dans les cafés du commerce, de nouveau, la combinaison est au cœur de toutes les discussions. Le 4-2-4 serait périmé, le 4 3 3 tendance. Et puis non, la martingale viendrait du 4-2-3-1. Commentaires de spécialistes aujourd’hui dans la presse, Domenech aurait du finir par un 4-4-2. Etre offensif ou défensif? Voilà le grand dilemme d’une équipe nationale et d’un jeu où tout est affaire de positions et de combinaisons. Dans les prétoires aussi il est question de positions, Jérôme Kerviel pensait avoir trouvé une martingale, il a fallu « déboucler » toutes ses positions. En matière de finance, quand il temps de défaire une position qui s‘avère hasardeuse, la contrepartie qui permettra de limiter les dégâts n‘est pas toujours au rendez-vous. Ce serait trop facile… Avis aux footballeurs. Le trader joue-t-il désormais offensif ou défensif? Difficile à dire et très ambigu. De son côté, J6M, Jean-Marie Messier Maître du Monde a choisi : sa combinaison, cette fois-ci, sera défensive! L’ancien patron de Vivendi plaide la malchance, voire la catastrophe naturelle. Plus fort que plus fort. Alors que, d’acquisitions en acquisitions, il lançait son groupe dans une course effrénée, survinrent l’éclatement de la bulle internet, le scandale Enron, le 11 septembre, bref, la chute de Vivendi et les milliards de dettes laissés par son président seraient le résultat d’un « perfect storm », ose-t-il à la barre. Après quelques jours de compétition en Afrique du Sud, dans les cafés du commerce, le doute l’emporte, on se perd en conjectures. Kerviel et la Société Générale. Jean-Marie Messier et Vivendi. Le joueur ou l‘entraîneur? On en oublierait presque les concurrents et le marché. « De toutes façons, on n‘est plus dans une optique de beau jeu, la défaite est devenu un drame financier plus qu’un drame sportif », constatait Michel Platini en 2002 (cité par Ollivier Pourriol, Eloge du mauvais geste, éditions Nil). Sur le tapis vert de la Coupe du Monde de football et des marchés financiers, parier en ligne, tenter sa chance, perdre et espérer se refaire. Une « tempête parfaite » peut si vite arriver…

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A quoi sert l’histoire des entreprises?

Posted by labetiseeconomique sur juin 9, 2010

Kerviel / Société Générale, l’un est l’affaire de l’autre, et réciproquement. 5 milliards pas vus, pas pris, emmêlés et démêlés, « débouclés ». Le procès d’un trader et, au cœur du débat, la quadrature de la banque d’investissement : le risque et la précaution. Par temps calme, et par temps de crise, dans un monde financier parfois hors du temps, à terme. Pour éviter que de telles affaires ne se reproduisent, le comité européen des superviseurs bancaires recommandait récemment de renforcer les rôles des comités des risques, revoir les rémunérations des traders, notamment en prenant en compte leur exposition au risque. Comment éviter? En relisant l’histoire? Assurément, mais le temps n’en laisse pas le temps. Prenons toutefois le temps de lire l’histoire de la Société Générale (Hubert Bonin Histoire de la Société Générale, naissance d’une banque, Droz, 2006) ou encore, du même auteur « les banques et la fraude : le risque permanent : 1850-1950.

Extrait : « Il faut reconnaître que, pendant ce siècle de la deuxième révolution bancaire, les banques, comme les autres entreprises, sont des manipulatrices de comptes puisque ce qu’on appellerait aujourd’hui leur politique de « communication financière » exige qu’elles présentent à la place une « image » bilantielle satisfaisante, afin de garantir leur « crédit » auprès des apporteurs de ressources et éviter notamment la fameuse crise de confiance qui menacerait leur pérennité en faisant croire au risque d’insolvabilité. Les banquiers sont ainsi soucieux de « lisser » leurs comptes de façon optimale, en gommant les pertes mais aussi en envoyant des profits et des plus-values se tapir dans la profondeur de comptes discrets. Les coups durs sont ainsi généralement sérieusement atténués quand ils sont évoqués devant les actionnaires ou dans la presse.

(…)Cela dit, et après avoir rappelé cette spécificité du métier bancaire, les banques rencontrent, comme toute entreprise, des difficultés dans la maîtrise de leur organisation : elles peuvent tomber victimes de fraudes, d’escroqueries, en interne, quand des salariés malhonnêtes tentent leur chance en manipulant des données comptables et en prélevant une partie des flux d’argent.

(…) Seule, l’échelle de l’action a changé dès lors que la banque agit au niveau de l’économie européanisée et mondialisée, et que ses prises de risque s’insèrent dans des flux reliant les grandes places continentales et mondiales. Les phénomènes de fraude en interne, de gestion de fraudes comptables des clients, de ruse dans les opérations sur les marchés financiers ont contourné les réglementations et les autorités de supervision pour imposer leur réalité à une échelle nouvelle. Aussi nos réflexions peuvent-elles toujours nourrir des débats actuels, qui visent à « préserver le capitalisme des capitalistes »

 

http://boninhub.free.fr/files/documents/FRAUDE%20AFHE%20BONIN%2030%20SEPTEMBRE.dochttp://boninhub.free.fr/files/documents/FRAUDE%20AFHE%20BONIN%2030%20SEPTEMBRE.doc

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Crisis killers

Posted by labetiseeconomique sur septembre 2, 2009

Dans son numéro de septembre, Technikart revient sur plusieurs crises qui ont marqué la vie politique, sportive ou économique de ces dernières années : l’affaire Gasquet, l’affaire Lassalle-Toyal, l’affaire Kerviel-Société Générale.  Six commandements pour une entreprise ou un individu : le premier, le terrain tu occuperas / même dans la merde tu assumeras / la transparence tu joueras / De bons copains tu entretiendras / internet prudemment tu géreras / ton capital sympathie tu travailleras. A lire, notamment, les points de vue de Christophe Reille, Anne Meaux, Robert Zarader….

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O opinion !

Posted by labetiseeconomique sur octobre 2, 2008

Affaire Kerviel/Société générale, retour sur les affaires LU, Toyal et Metaleurop Nord, unité de bruit médiatique. A travers ces exemples, le journal Com’Ent a décidé d’évoquer l’épineuse question de l’opinion. Epineuse, parce que les cas évoqués dans ces articles ont piqué au vif les stratégies de communication des entreprises concernées. A chaque fois, l’opinion fut une abstraction certes, mais une abstraction « hénaurme » qu’il a bien fallu gérer. On peut être étonné de constater combien le silence fut érigé en méthode de communication, en tous cas de la part de la Société Générale et de Danone. Un silence communicant en quelque sorte. On est alors dans un univers kafkaien, qui veut que tout le monde parle de vous, sauf vous, alors que vous êtes le premier concerné. Lire la suite et l’article consacré à « La bêtise économique » sur www.ujjef.com

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Quelques illusions perdues, Patrick d’Elme

Posted by labetiseeconomique sur juin 1, 2008

« On savait la bêtise généreusement distribuée. Ceux qui avaient encore quelques illusions les auront perdues après avoir lu le livre de Catherine Malaval et Robert Zarader. J’apprends, dans L’Express de la semaine dernière, que le patron de l’ENA accueille sa future promotion en ces termes : « il y a partout 20% de crétins. Je ne vois pas pourquoi il n’y en aurait pas autant parmi vous. » Peut-être même devrait-il revoir sa statistique à la hausse.

A travers les trois « affaires, LU-Danone, Metaleurop Nord et Lassalle-Toyal, les trois feuilletons devrait-on dire, qui ouvrent ce livre, ce qui frappe, c’est l’absence de réflexion généralisée, le panurgisme qui fait emboîter à presque tous les acteurs, politiques, média, opinion, le même chemin. Personne ne semble jamais dire : et si tout cela n’était pas vrai ? Et si je m’intéressais à l’autre moitié du verre, à moitié vide ou à moitié plein. Comment s’écrit le recto de la page ?

Ce qui frappe aussi, c’est le confort à répéter de « source sûre » l’histoire déjà entendue, la confortant ainsi de proche en proche (on en eut un exemple récemment avec l’annonce de la mort prématurée de Pascal Sevran), l’absence de vérification des sources par des journalistes de moins en moins exigeants.

Ce qui frappe enfin, c’est l’inculture économique des politiques, plus pressés de parler que de prendre le temps de la réflexion. Aujourd’hui, semble-t-il, ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on pense, ni même ce qu’on dit, mais quand on le dit.

Dans leur introduction, les auteurs observent, à propos de l’affaire récente de la Société Générale :  » A son propos, gauche et droite délivrent un même discours : tout faire pour qu’elle reste française. Mais avec quelle logique économique ? Doit on craindre que des agences soient délocalisées ? » Il est vrai que lorsque le patriotisme s’en mêle, (et c’est un peu le cas des trois exemples développés, la bêtise passe la surmultipliée. »  

 

Patrick d’Elme, consultant, ancien président de Francom et BBDO Corporate

 https://labetiseeconomique.wordpress.com/2010/02/07/pour-patrick/

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