La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

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La gentillesse au pouvoir?

Posted by labetiseeconomique sur juin 5, 2012

Mercredi 6 juin, 10h00, Service public, émission de Guillaume Erner, sur France Inter. Invités : Emmanuel Jaffelin, Philosophe, enseignant au lycée Lakanal de Sceaux. Serge Hefez, Psychiatre et psychanalyste Psychiatre des hôpitaux, psychanalyste, thérapeute familial et conjugal. Et Robert Zarader.

http://www.franceinter.fr/emission-service-public-la-gentillesse-au-pouvoir

http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=378903

Egalement mercredi 6 juin, sur Public Sénat, 22h45, dans l’émission Déshabillons les.

http://www.publicsenat.fr/emissions/deshabillons-les/hollande-changement-de-style-a-l-elysee/nicolas-bordas,robert-zarader,olivier-faure,daniela-schwarzer,a/118080

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Service public

Posted by labetiseeconomique sur mars 17, 2010

Jeudi 18 mars, de 10h00 à 11h00 : « Quoi de neuf à la poste? Le changement de statut va-t-il changer quelque chose au quotidien?  » Isabelle Giordano reçoit Jacques Monin, envoyé permanent de France Inter à Londres, Arnaud de Blauwe, rédacteur en chef adjoint de Que Choisir? et Catherine Malaval.

Ecouter l’émission :

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/

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La Poste SA, un rendez-vous historique?

Posted by labetiseeconomique sur mars 4, 2010

 ARTICLE PUBLIE DANS LA PAGE DEBATS ET OPINIONS, Le  Figaro, 4 mars 2010.

2010 est une année historique pour La Poste. Pour certains parce que le 1er mars l’entreprise publique devient une société anonyme et obtiendra ainsi 2,7 milliards d’euros de ses deux actionnaires publics, l’Etat et la Caisse des Dépôts et Consignations, pour d’autres parce que le débat parlementaire a finalement permis de mettre en perspective le financement des missions de service public, essentiel à l’équilibre de La Poste. Pas seulement. En réalité, 2010 est une année historique parce qu’elle confirme combien la crise a fait basculer le modèle économique de La Poste, beaucoup plus rapidement que les postiers eux-mêmes ne le prévoyaient (la chute du volume du courrier était prévisible, elle a été plus importante, de 6% en 2009) et montré l’urgence d’aller chercher du chiffre d’affaires sur de nouveaux marchés.

Pendant des années, le courrier, fort de sa rente monopolistique, fut sa locomotive financière. La Poste en demeure encore pour moitié dépendante. Par comparaison, le courrier contribue à seulement un tiers du chiffre d’affaires de la Deutsche Post. En 2000 encore, on l’oublie aujourd’hui, les activités de colis et les services financiers de La Poste étaient déficitaires. En 2008 et 2009, tous les métiers ont assuré le résultat de La Poste, le Courrier, mais aussi Geopost, aujourd’hui le 2e opérateur européen, et la Banque Postale qui a su résister à la crise et à la perte du monopole du Livret A. La stratégie déployée depuis plus de dix ans a enfin porté ses fruits et c’est heureux que ce moment arrive alors que le courrier est à la peine. Rien n’est acquis pour autant. Maintenir ses positions sur ces marchés en concurrence demande des investissements réguliers, notamment en matière de systèmes d’information. Or, déjà plus endettée que ses concurrents (aux deux tiers de ses fonds propres), La Poste dispose de moyens inférieurs. « Pendant que nous achetons une entreprise à 17 millions, les Allemands déboursent 700 millions, on bricole ! » se dit-il chez les postiers.

Tout au long du dernier semestre 2009, les débats ont été très animés autour du changement de statut. Paradoxalement, il apparaît désormais que ce changement peut être une garantie de l’unité de La Poste et de la solidarité financière de ses activités, non en tant que tel, car d’autres solutions étaient possibles, mais par la perspective de l’apport de 2,7 milliards d’euros de capitaux publics qui lui est liée. La Poste a besoin d’argent. Elle ne pouvait risquer de s’endetter plus. Précédemment, dans cette situation d’urgence financière, elle aurait pu trouver de nouvelles ressources, par exemple en ouvrant le capital de Géopost et de la Banque Postale. Ces deux activités auraient trouvé des investisseurs sans difficultés. Moins rémunérateur mais possible également, elle aurait pu céder ses petites filiales les plus rentables. Sans qu’il y paraisse, elle en compte quelque trois cents, souvent sur des marchés hyper pointus entièrement concurrentiels et pour certaines déjà associées à des entreprises privées. Ce potentiel de 2,7 milliards d’euros donne au Groupe La Poste les moyens d’exister dans son entièreté, alors qu’il courait tout simplement le risque d’exploser.

2,7 milliards d’euros ? La somme étonne tant La Poste souffre d’un décalage d’image entre ce que l’opinion croît qu’elle est et ce qu’elle est devenue. Cet apport ne fait que donner les moyens de poursuivre une modernisation industrielle engagée depuis plusieurs années sur toutes ses activités et d’investir sur de nouveaux marchés, du côté des services et de l’économie numérique. Sur ses activités courrier, La Poste aura investi plus de trois milliards entre 2004 et 2011 pour transformer son outil industriel et développer de nouveaux services commerciaux. Rapporté à un investissement annuel, ce n’est là rien d’exceptionnel pour une entreprise de cette taille. Avec un temps d’avance et sur une plus longue période, ses homologues étrangers en ont fait tout autant.

A un an de l’ouverture complète du marché du courrier à la concurrence, l’unité postale et la capacité à investir étant préservées, le groupe La Poste doit désormais se développer de façon forte et durable en jouant de la variété de ses différents métiers et de ses clients, surtout en assumant pleinement la mutation de son activité historique, le courrier. Historique, l’année 2010 sera donc une année vérité pour tous ses métiers, qui devront apporter un retour sur investissement des transformations engagées depuis plusieurs années. En l’état, il est prévu une chute du volume de courrier de 30% d’ici 2015. Pourtant en 2009, la part du courrier publicitaire dans les investissements publicitaires a progressé d’un point (dépassant pour la première fois les 30% de parts de marché) alors que le marché global de la publicité a baissé de 10%. C’est un signe encourageant. Média économique et performant (one to one), le courrier a résisté alors que d’autres médias, la télévision et la presse, ont souffert de la crise des investisseurs traditionnels, les banques, l’automobile ou les l’immobilier. Autre signe, le modèle du gratuit sur Internet qui a tant fait chuté le courrier connaît de premiers accrocs. Pour assurer son avenir, le courrier est un média qui doit pouvoir s’appuyer sur deux supports, le papier et le  numérique, avec à la clef des boîtes aux lettres numériques sécurisées, des puces pour tracer le courrier ou encore des codes barres reliés à des téléphones mobiles sur les courriers publicitaires. La Poste a dans ses gènes une culture du service, dans son histoire elle a montré des capacités d’innovation, c’est le moment de le prouver une nouvelle fois.

Catherine Malaval, La Poste au pied de la lettre, Fayard, 2010.

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