La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

Posts Tagged ‘sarkozy’

The incredible shrinking president : qui est le chat ?

Posted by labetiseeconomique sur septembre 10, 2010

Le président qui rétrécit. La Une de The Economist a fait le tour des médias aujourd’hui. Pour le plaisir, voici la bande-annonce de The incredible shrinking man, film de science-fiction réalisé en 1956. Après être passé en pleine mer dans une nappe de brouillard radioactif, Scott Carey se met à rétrécir. Les plus grands médecins n’y peuvent rien. Sa femme lui installe une petite maison de poupée, il ne mesure bientôt plus que 20 centimètres… Un jour, seul à la maison, le voilà attaqué par son chat … Cherchons le chat !

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The incredible shrinking président

Posted by labetiseeconomique sur septembre 9, 2010

A la Une de The Economist, une incroyable Une. Carla Bruni-Sarkozy suivi d’un bicorne napoléonien porté par de petites jambes, celles de Nicolas Sarkozy.. bref, de l’humour anglais au vitriol sur la politique du gouvernement et la réforme des retraites, etc. Un extrait pour vous donner envie de lire tout l’article : « By the standards of other European countries, the French pension reform is timid. Mr Sarkozy plans to raise the minimum retirement age from 60 to just 62, in a country where men spend six more years in retirement than the OECD average and where the state pension-fund faces a shortfall of €42 billion ($53 billion) by 2018. A bolder president would have raised the retirement age higher still. Yet, flush with the success of this week’s manif, union leaders are pushing for concessions even to the current modest plan. The palaeolithic Socialists joined in the demonstrations »

https://labetiseeconomique.wordpress.com/2010/09/18/napoleon-le-petit/

http://www.economist.com/node/16990664?story_id=16990664

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I would prefer not to

Posted by labetiseeconomique sur janvier 16, 2010

Première semaine active de la rentrée. Rentrée gouvernementale : Roselyne Bachelot tente de négocier ses stocks. Hommes et femmes, dans les entreprises, de nouveau on s’embrasse. Ce n’est pas la fin de la crise, mais la fin de la grippe. Les barrières devant les hôtesses d’accueil ont disparu, on ne se salue plus, de loin, comme des japonais. Rentrée littéraire. Le Figaro publie le palmarès des dix romanciers qui ont le plus vendu en 2009. 6 femmes, 4 hommes… Rentrée en berne pour les femmes du côté de l‘économie : L’Express s’interroge : « où sont les femmes? ». Elles sont moins de 10% dans les instances dirigeantes des grandes entreprises. « Cela nous place à égalité avec la Turquie », remarque Jean-Pierre Jouyet. Nous aurions préféré qu’il ne soit pas question de quota. Mais, à court terme, comment faire autrement? Rentrée littéraire encore. James Ellroy fait le tour des médias, fin de sa trilogie noire sur les Etats-Unis. Fiction ou réalité, c’est la question qui revient sans cesse dans les interviews? Pourquoi faut-il toujours demander à un romancier s’il écrit vrai. Même débat, violence extrême des mots, entre Camille Laurens et Marie Darrieussecq. Faut-il avoir vécu son roman? Roman ou auto-fiction? Leur éditeur aurait préféré ne pas avoir à choisir entre l’une et l’autre. Devant la violence des maux, il a dû. Rentrée économique et An 1 après la crise, auto-fiction et encore de la Turquie. Carlos Ghosn, le patron de Renault, est convoqué aujourd’hui à l’Elysée, comme un métayer chez son maître. Que dira au président ce héros de manga? « I would prefer not to », comme Bartleby, le héros de Melville. Entre politesse à la japonaise et insolence à la française. Depuis un an, il n’est pas le premier patron à franchir le seuil de l’Elysée. Avant lui sont passés les patrons de BNP Paribas, de France Telecom et d’autres. Tous ont quelque chose de Bartleby. Ils y vont, ont l’air de plier l’échine, ils préféreraient ne rien faire des injonctions politiques et puis. Et puis quoi d‘ailleurs?

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Ecologiquement vertueux

Posted by labetiseeconomique sur novembre 5, 2009

Attendre des entreprises un comportement vertueux, c’est un contresens?  Juridiquement, l’entreprise est une personne morale. L’idée de retrouver une dimension morale dans l’entreprise n’est donc pas un contresens mais il y a une très grande confusion entre ce qui doit relever de l’Etat et ce qui relève du marché.

Selon vous, y-at-il un transfert de responsabilité de l’Etat vers l’entreprise? Depuis une vingaine d’années, l’entreprise supporte de plus en plus de sujets auparavant largement socialisés. On lui demande de prendre en charge l’environnement, l’éthique, la moralisation des marchés… Inversement, la logique de l’entreprise a investi la philosophie de l’Etat : Sarkozy est un pdg, ses ministres des managers.

Entretien avec Robert Zarader, lire la suite dans Technikart, Le greenwashing, novembre 2009

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Nicolas, Jean, Le laboureur et ses enfants

Posted by labetiseeconomique sur octobre 31, 2009

Durant ces trois dernières semaines, la communication présidentielle nous a proposé un curieux collage cubiste. Certains appelleront cela du storytelling. Nous, nous appelons cela du collage. Des images réelles, collées les unes avec les autres. Les communicants de l’Elysée ont sélectionné les facettes les plus pertinentes de l’objet à déconstruire (mais qu’est-il ?), y ont apporté un peu de réalité et de matière, des fragments, chaque semaine ont ajouté de nouveaux mots : destin (Jean Sarkozy), travailler dur (discours sur la réforme des lycées), terre (discours de Poligny devant les agriculteurs), identité nationale. Tout est dans l’équilibre, disent les historiens de l’art à propos des collages cubistes. « L’exercice d’identification est inefficace pour comprendre l’oeuvre car s’impose le caractère arbitraire de la découpe, de la sélection, de l’échelle et du placement des signes. Seuls les rapports contrastés et équilibrés entre les signes comptent » (Tristan Tremeau à propos de Braque).

Et peu à peu, une image s’est construite dans nos têtes ou plutôt une fable : celle du Laboureur et ses enfants.

Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
« Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’oût :
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse. »
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
Deçà, delà, partout….
si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

En 2012, la France fêtera le centenaire de la première œuvre cubiste de Picasso, Nature morte à la chaise cannée. L’Elysée s’y prépare. Merci Jean (de La fontaine).

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Au nom du père et de l’égalité républicaine

Posted by labetiseeconomique sur octobre 26, 2009

Ça y est, Jean Sarkozy a trouvé un job, il entrera quand même à l’Epad. L’affaire s’envenimant, on allait lui conseiller le CV anonyme, puisque son nom lui pesait tant! Juste pour voir, même pour vingt-quatre heures, comme dans une émission de téléréalité : coincé dans un ascenseur social qui le déposerait de stage en intérim en cdd, parfois le ferait redescendre par l’escalier, mauvaise pioche, un plan social! Soudain l’ascenseur tomberait en panne, impossible d’aller plus haut, ou alors par l’escalier.   

Ouf, Jean Sarkozy a trouvé un job. Tant mieux, parce que, sans diplôme, la concurrence s’annonçait rude en cette rentrée de crise. « Vers mars-avril, les jeunes diplômés issus de trois promotions vont se retrouver sur le marché de l’emploi, souligne Pierre Lamblin, directeur du département études et recherche de l’Apec, dans un article du Figaro. Ceux de la promotion 2009 n’ayant toujours pas trouvé un emploi. Ceux de la précédente dont les longues recherches seront demeurées vaines. Enfin, ceux de la promotion 2010, qui trois à quatre mois avant la fin de leurs études commenceront à prospecter ». Avec la crise, de plus en plus de jeunes diplômés n’accèdent pas à l’emploi auquel ils pouvaient prétendre. Les enfants d’aujourd’hui doivent souvent posséder beaucoup plus de diplômes que leurs parents pour espérer la même position (cf. Louis Chauvel, Le destin des générations). Les intellos précaires se sont multipliés. Les études ne paient plus toujours. De plus en plus de jeunes souffrent de déclassement. Ouf, Jean Sarkozy a trouvé un job. Tant mieux pour lui, mais quelle amertume laissée par cette « affaire Sarkozy junior » en pleine crise de l’emploi des jeunes…     

*

Lu dans Le Point cette semaine : « Jeunet cherchait un gamin pour me jouer à l’âge enfant. Je lui ai proposé mon fils, mais il a passé des essais comme tout le monde. Il s’était mis une pression d’enfer. « Si je suis pas pris, alors que je suis ton fils, c’est la honte. » Encore Jean Sarkozy ? Non, le fils de Dany Boon !

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Qui a dit : plus tard, je serai acteur ou homme politique

Posted by labetiseeconomique sur octobre 17, 2009

Jean Sarkozy vient d’avoir 23 ans. Il est né le 1er septembre 1986 à Neuilly-sur-Seine. Il pensait devenir acteur, il a finalement choisi homme politique et bientôt président de l’Etablissement public d’aménagement de la Défense, comme un enfant choisit la panoplie de Lucky Luke ou de Zorro. Et partout dans les médias, le voici cette semaine qui défend son prochain premier rôle, comme un enfant de star nous explique qu’il a décroché le rôle, comme tous les autres, après un casting… Tout seul, sans devoir rien à personne, sans que ce que soit par « la volonté et l’acharnement d’un homme » (comme dirait « DV »), tentant même de nous expliquer comment avec ce nom là, c’est plus difficile encore ! Enfants de la balle ou politic natives, politique et spectacle, star system et politique, la dérive continue.

Si le fils d’un prix Nobel de chimie, à 23 ans encore 2e année de chimie, voulait diriger le laboratoire, lui donnerions-nous les clefs? Pourquoi ce qui vaut dans de nombreux domaines ne vaut pas pour la conduite des affaires publiques? A moins que là seule compte la « surface sociale » de l’impétrant?

*

C’est l’histoire d’une jeune femme magnifique qui dit à Einstein : marions nous et faisons des enfants, ils seront beaux comme moi et intelligents comme vous. Et si l’inverse se produisait, demande Einstein ?

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