La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

Posts Tagged ‘patrick d’elme’

Pour Patrick

Posted by labetiseeconomique sur février 7, 2010

RZ : « Souvent je répète à celui qui vient de dire qu’il va prendre de la distance pour expliquer son propos, ce conseil de Patrick d’Elme, « prend plutôt de la hauteur! »

CM : « Je me souviens de ses bouts de papier. Un ticket de métro, une note de café, ça nous suffira bien pour noter l’essentiel. Plus le papier est grand, plus on se disperse ».

Aujourd’hui, nous sommes tristes, Patrick d’Elme s’est éclipsé pour toujours. Nous aimerions croire qu’il s’est éclipsé pour écrire « trois pages ». Ecrire « trois pages », c’était son talent, « trois pages », toujours justes sur le problème de communication qu’une entreprise, une institution venait de lui soumettre. Et tout devenait lumineux. Evident. Lecteur : son jugement n’était jamais un jugement, toujours une proposition, une discussion. Patrick continue de lire au dessus de notre épaule, au-dessus de celle de tous ceux qu’il a accompagnés, formés, fait progresser. « Corrige cela, ce n’est pas clair, « écrit plutôt cela? ». Autoritaire mais amical, l’avis était vif. Inutile d’énumérer les noms de ceux qui se reconnaîtront là, ils portent tous le même nom : AMI. « Faire aimer l’entreprise », écrivait Patrick, pour expliquer une vision de son métier hors des sentiers battus et des pensées convenues. Il ne savait vivre que comme cela, d’amour et d’affection. L’eau fraîche, il l’a souvent laissée à d’autres. Patrick, on t’aime.

http://www.patrickdelme.over-blog.com

Publicités

Posted in Histoires d'hier | Tagué: | 1 Comment »

Quelques illusions perdues, Patrick d’Elme

Posted by labetiseeconomique sur juin 1, 2008

« On savait la bêtise généreusement distribuée. Ceux qui avaient encore quelques illusions les auront perdues après avoir lu le livre de Catherine Malaval et Robert Zarader. J’apprends, dans L’Express de la semaine dernière, que le patron de l’ENA accueille sa future promotion en ces termes : « il y a partout 20% de crétins. Je ne vois pas pourquoi il n’y en aurait pas autant parmi vous. » Peut-être même devrait-il revoir sa statistique à la hausse.

A travers les trois « affaires, LU-Danone, Metaleurop Nord et Lassalle-Toyal, les trois feuilletons devrait-on dire, qui ouvrent ce livre, ce qui frappe, c’est l’absence de réflexion généralisée, le panurgisme qui fait emboîter à presque tous les acteurs, politiques, média, opinion, le même chemin. Personne ne semble jamais dire : et si tout cela n’était pas vrai ? Et si je m’intéressais à l’autre moitié du verre, à moitié vide ou à moitié plein. Comment s’écrit le recto de la page ?

Ce qui frappe aussi, c’est le confort à répéter de « source sûre » l’histoire déjà entendue, la confortant ainsi de proche en proche (on en eut un exemple récemment avec l’annonce de la mort prématurée de Pascal Sevran), l’absence de vérification des sources par des journalistes de moins en moins exigeants.

Ce qui frappe enfin, c’est l’inculture économique des politiques, plus pressés de parler que de prendre le temps de la réflexion. Aujourd’hui, semble-t-il, ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on pense, ni même ce qu’on dit, mais quand on le dit.

Dans leur introduction, les auteurs observent, à propos de l’affaire récente de la Société Générale :  » A son propos, gauche et droite délivrent un même discours : tout faire pour qu’elle reste française. Mais avec quelle logique économique ? Doit on craindre que des agences soient délocalisées ? » Il est vrai que lorsque le patriotisme s’en mêle, (et c’est un peu le cas des trois exemples développés, la bêtise passe la surmultipliée. »  

 

Patrick d’Elme, consultant, ancien président de Francom et BBDO Corporate

 https://labetiseeconomique.wordpress.com/2010/02/07/pour-patrick/

Posted in Invités précédents | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »