La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

Posts Tagged ‘histoire d’entreprise’

Nostalgie : du grec nostos, retour, et algos, douleur.

Posted by labetiseeconomique sur septembre 2, 2010

« Lustucru ressuscite Germaine et les extras terrestres ». A quoi bon tant de nostalgie?, s’interroge aujourd’hui le journal Les Echos, invoquant les valeurs humaines de la mascotte, sa capacité à créer du lien entre le consommateur et la marque, et rapportant les propos très sérieux d’un psychanalyste qui nous explique que Germaine « en s’apparentant à une figure parentale », « offre une légitimité à ce produit et déculpabilise son acheteur » (qui achète un produit qu’il aurait pû faire lui-même… ah bon, ce serait donc ça?). Nostalgie : du grec nostos, retour, et algos, douleur. Comme le cholestérol, il y a bonne et mauvaise nostalgie pour l’entreprise ! Dans tous les cas, le goût de l’histoire n’est jamais innocent. Il est constructif et profitable. L’histoire apporte la touche de communication sensible, au sens affectif et émotionnel du terme, le rétro qui fait vendre. Le reste du temps, autrement dit, tout le temps, à quoi bon regarder dans ce rétroviseur?… Sur ce sujet, « Crises et entreprises : toute une histoire! ». Merci de votre lecture et de vos contributions à ce sujet. Catherine Malaval

http://www.communication-sensible.com/articles/article228.php

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A quoi sert l’histoire des entreprises?

Posted by labetiseeconomique sur janvier 17, 2010

En France, la question revient sans cesse chez les historiens d’entreprise, qui peinent à se faire une place dans les entreprises et leurs archives, ou à prouver combien l‘histoire peut-être un outil de management au service du présent. En octobre dernier, c’était l’un des sujets du cycle de conférences organisé par la revue Tracés autour du thème « sciences sociales et mondes de l’entreprise ». Commémoration, célébration d’un anniversaire pourquoi pas, tant qu’il s’agit de communication. Mais, face à leur histoire, face à leur patrimoine, nombre d’entreprises sont souvent négligentes. A quoi sert la connaissance de son histoire? A la gestion des affaires et du patrimoine immatériel ? L’épilogue de l’affaire Eiffage-Eiffel le confirme assurément. Eiffage ne pourra plus utiliser le nom Eiffel pour sa filiale de construction métallique, a décidé le tribunal de grande instance de Bordeaux la semaine dernière. Ainsi résumé dans plusieurs médias : « cette décision est d’autant plus difficile à avaler pour Eiffage que c’est le groupe de BTP lui-même qui avait assigné l’arrière-arrière-petit-fils du constructeur, Philippe Coupérie-Eiffel, pour lui interdire d’utiliser des marques comprenant le nom d’Eiffel. C’est un document historique produit par les héritiers d’Eiffel qui a motivé la décision du tribunal. Un procès-verbal de l’assemblée générale de la société anonyme Compagnie des établissements Eiffel daté du 1er mars 1893. Souhaitant rompre définitivement avec sa Compagnie, Gustave Eiffel avait annoncé son retrait aux actionnaires. « Pour marquer de la façon la plus manifeste que j’entends désormais rester absolument étranger à la gestion des établissements qui portent mon nom, je tiens expressément à ce que mon nom disparaisse de la désignation de la société » est-t-il précisé dans ce procès verbal. » En 2003, sur ce sujet, l’historien Olivier Dumoulin publiait un ouvrage passionnant et très documenté : « Le rôle social de l’historien, de la chaire au prétoire » (Editions Albin Michel). A la lumière de plusieurs procès où les historiens avaient été appelés à la barre, comme « experts », il analysait les mutations de ce métier et l’émergence de nouvelles responsabilités… A relire d’urgence dans les entreprises.

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