La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

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Dette grecque : curieuse orthodoxie financière

Posted by labetiseeconomique sur juin 29, 2011

La Grèce, le FMI et l’Europe se sont accordés sur un plan d’austérité. L’Europe, au jeu du « si je tombe, tu tombes », n’avait guère d’autre choix que celui de sauver le soldat grec. Qui d’autre l’aurait pu? L’Eglise orthodoxe en partie, peut-être, mais l’idée n’est semble-t-il pas politiquement correcte. Chez les Grecs également le sujet reste tabou. Plus gros propriétaire foncier du pays (130 000 hectares de forêts, plages, etc.), possédant des biens immobiliers importants, l’Eglise orthodoxe de la Grèce est  imposable depuis seulement 2010. L’étendue de sa fortune reste un mystère. Le chiffre de 700 milliards est même évoqué, de quoi résoudre quelques problèmes.

Rappelons seulement qu’en 1789, pour réduire la dette nationale, une partie des biens de l’Eglise furent confisqués. « L’exposé des motifs, rappelle François Furet dans La Révolution française (p 306, Quarto Gallimard), était tiré de la notion de service public : l’Eglise ne devait pas être considérée comme vraiment propriétaire, mais simplement comme usufruitière de ses biens, destinés à lui permettre de remplir des fonctions elles-mêmes révocables. D’ailleurs, ce type de confiscation n’avait rien d’inédit dans l’histoire de l’Europe, puisque la couronne d’Angleterre et les princes allemands l’avaient pratiqué sous le drapeau du protestantisme, et que Joseph II, le beau-frère de Louis XVI, en avait donné un exemple plus récent en Autriche au nom du despotisme éclairé ».

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La bêtise économique en quelques chiffres

Posted by labetiseeconomique sur juin 23, 2011

Et si nous ne lisions que les chiffres? Se contenter d’une information clinique et, sans commentaires, pister des exemples de bêtise économique. Aujourd’hui : La dette revient à 25 000 euros par Français. En cas de hausse de un point des taux d’intérêt, les intérêts sur six ans s’élèveraient à 35 milliards de plus.   // La taxation implicite des PME est de 39% contre 19% pour les grandes entreprises (direction du Trésor)// La moitié des surfaces irriguées est consacrée à la culture du maïs.

http://www.chiffredujour.fr/

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Le bon sens économique selon Turgot

Posted by labetiseeconomique sur septembre 20, 2010

Pour ceux qui auraient raté la leçon d’économie du week-end, il est toujours tant d’en retrouver l’intégralité… sur le portail du Ministère du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat. Voilà qui ne manque pas de sel.

Cette leçon d’économie, une lettre, fut adressée par le contrôleur général des finances Turgot en 1774 à Louis XVI : « Réduire la dépense au-dessous de la recette, et assez au-dessous pour pouvoir économiser chaque année une vingtaine de millions, afin de rembourser les dettes anciennes. Sans cela, le premier coup de canon forcerait l’État à la banqueroute.» Le roi la conserva jusqu’à la saisie de ses papiers aux Tuileries, à la Révolution… Mise aux enchères en 2010, elle fut préemptée par l’Etat. Parce que la leçon le valait bien.

Fin 2009, la dette publique de la France s’élevait fin 2009 à 1 489 milliards d’euros, soit 77,6 % du produit intérieur brut (PIB), contre 67,5 % du PIB en 2008. Un niveau bien supérieur aux limites autorisées par les traités européens…

http://www.budget.gouv.fr/actus/suite/100903_lettre_turgot.htm

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Dette des Etats : l’introuvable principe de précaution

Posted by labetiseeconomique sur janvier 27, 2009

Le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». La définition, ainsi écrite dans le rapport Notre avenir à tous (Commission Brundtland), valait en 1987 pour l’environnement. Elle s’applique aujourd’hui en matière d’investissement, de recherche et d‘innovation, alors que le gouvernement lance un nouveau Grenelle, consacré cette fois-ci à l‘innovation. Elle s’applique aussi à la question de la dette publique. Comment sera financé in fine le sauvetage des banques ? Première édition et bientôt Deuxième édition. De quel principe de précaution s’entoure-t-on ? En matière environnementale, le principe de précaution a été inscrit dans la Constitution en 2005, en y adossant la Charte de l‘environnement. Pour ou contre l’inscription du principe de précaution dans la Constitution ? Le débat anima de nouveau la communauté scientifique, les juristes et les politiques en 2007 lorsque la Commission Attali proposa de revenir sur ce point. Ne peut-on admettre que la tentation de réduire (voire le fantasme d’abolir) le risque, au nom de ce principe de précaution, pèse sur la dynamique de l’innovation et de la recherche? Ne faut-il pas relire l’histoire et mieux considérer une vision du progrès qui a fait ses preuves, où l’inconnu et le risque étaient partie intégrante de la recherche? Ne faut-il pas tout simplement faire confiance aux chercheurs et admettre que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme »?Pour les défenseurs de l‘environnement, le principe de précaution est l’un des piliers du développement durable. Dont acte. Revenons donc aux générations futures et à la dette publique, en opposant à la finance ce qui l’a été la science en matière de risque. De quel principe de précaution ne s’est-on pas entouré, même finalement, en tirant les leçons de l’affaire Enron ? En 2009, le total des emprunts des Etats va franchir la barre des 3000 milliards de dollars. 3000 milliards de dollars! De quel principe de précaution s’entourent les Etats en s’endettant à des hauteurs si considérables ?

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