La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

Posts Tagged ‘communication sensible’

Comment gérer une situation de crise?

Posted by labetiseeconomique sur mai 15, 2011

Entreprises (Renault récemment), organisations (le FMI aujourd’hui), pays, etc. comment faire face à une crise dans un monde de communications et de réseaux sociaux, où tout se vit à la vitesse d’un tweet, où tout est sidération dans le même temps? Crise médiatique, crise d’opinion, crise systémique, les crises ne s’isolent plus, tout est interconnecté. Aujourd’hui, « une crise peut mettre en danger une institution, quelle que soit sa taille », explique Didier Heiderich, président de l’Observatoire international des crises, dans une interview pour l’IRIS.

 

Posted in A voir | Tagué: , , , | Leave a Comment »

Nostalgie : du grec nostos, retour, et algos, douleur.

Posted by labetiseeconomique sur septembre 2, 2010

« Lustucru ressuscite Germaine et les extras terrestres ». A quoi bon tant de nostalgie?, s’interroge aujourd’hui le journal Les Echos, invoquant les valeurs humaines de la mascotte, sa capacité à créer du lien entre le consommateur et la marque, et rapportant les propos très sérieux d’un psychanalyste qui nous explique que Germaine « en s’apparentant à une figure parentale », « offre une légitimité à ce produit et déculpabilise son acheteur » (qui achète un produit qu’il aurait pû faire lui-même… ah bon, ce serait donc ça?). Nostalgie : du grec nostos, retour, et algos, douleur. Comme le cholestérol, il y a bonne et mauvaise nostalgie pour l’entreprise ! Dans tous les cas, le goût de l’histoire n’est jamais innocent. Il est constructif et profitable. L’histoire apporte la touche de communication sensible, au sens affectif et émotionnel du terme, le rétro qui fait vendre. Le reste du temps, autrement dit, tout le temps, à quoi bon regarder dans ce rétroviseur?… Sur ce sujet, « Crises et entreprises : toute une histoire! ». Merci de votre lecture et de vos contributions à ce sujet. Catherine Malaval

http://www.communication-sensible.com/articles/article228.php

Posted in A lire, Regard critique | Tagué: , , | Leave a Comment »

Crises et entreprises : toute une histoire !

Posted by labetiseeconomique sur juillet 1, 2010

Le magazine de la communication de crise et sensible consacre son numéro de juillet au thème « crises et sciences sociales ». Extrait :  » Depuis quelques années, l’apport des sciences humaines est loué régulièrement, ne serait-ce que pour nourrir des notions nouvelles pour les entreprises (la gouvernance, l’éthique, le développement responsable, etc.), ne serait-ce parce que celles-ci doivent désormais publier des informations prouvant qu’elles assurent leur durabilité (part consacrée à la recherche, aux investissements, stratégies d’innovation, etc.). Durabilité : voilà une notion historique par excellence! Et bien, non, l’histoire n’y a pas partie liée. L’économie de la connaissance fut aussi au cœur de la stratégie de Lisbonne. Connaissance : là aussi, une notion historique. Toujours non. Constatons-le enfin, nombreux sont les grands dirigeants d’entreprise, publicitaires ou conseils en management heureux d’aller converser avec des historiens ou des philosophes à Davos, à la cité de la Réussite, dans les amphis chargés d’histoire de la Sorbonne. O temps suspend ton vol ! Mais le lundi, quand revient le temps des affaires… Comme le lundi au soleil, le lundi avec un historien, c’est une chose qu’on ne verra jamais. Une folie. Le lundi, c’est « business as usual »!

« Papa, explique moi donc à quoi sert l’histoire ?» interpellai Marc Bloch, fondateur de la chaire d’histoire économique et sociale de la Sorbonne, en introduction de son Apologie pour l’histoire ou le métier d’historien. A quoi peut bien servir l’histoire pour des entreprises par nature tournées vers le futur et la croissance? Les questionnements de l’histoire peuvent-ils être utiles dans la compréhension d’une crise, l’analyse d’une rupture identitaire ou d’un moment sensible? En quoi la conscience du passé permet-elle de ne pas subir le présent d’une crise (car, les historiens le savent, les crises finissent toujours par passer…) et tout simplement d’agir avec la vision profonde de l’expérience? Depuis que la business history existe en France, ces questions reviennent sans cesse chez les historiens qui peinent à se faire une place dans les entreprises, à simplement consulter leurs archives, ou à prouver combien l’histoire peut-être un outil de management et de réflexion au service du présent. En octobre dernier, c’était l’un des sujets de conférences organisées par la revue Tracés autour du thème « sciences sociales et mondes de l’entreprise », plus récemment un sujet partagé au sein de l’Association des professionnels en sociologie de l’entreprise. Les mêmes questions étaient déjà posées il y a vingt ans à sa création dans la revue Entreprise et Histoire. » Catherine Malaval

http://www.communication-sensible.com/portail/

http://www.communication-sensible.com/download/cccnl0019.pdf

Posted in A lire, Histoires d'hier | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

« ça fait mal à ma mère »

Posted by labetiseeconomique sur juin 23, 2010

Depuis hier, dans les médias, nous découvrons Germaine Domenech, la maman de Raymond. A l’antenne de RTL, à la télévision, la voici partout. Allo Maman bobo, voilà la nouvelle stratégie des individus, dans une société sensible à la communication par l’émotion.

Sur ce sujet, lire l’article de Thierry Libaert sur le site de Communication Sensible. « Une différence entre la communication de crise des entreprises et des individus réside dans l’intensité de la personnalisation, dit-il. Nous avons ainsi pu observer dans « l’affaire Zahia » que la défense principale de Franck Ribery tenait en quelques mots : « Ça blesse beaucoup ma famille, je n’ai que ça à dire. » (VSD, n° 1706, 5 mai 2010, p. 14). Dans le même temps, Jérôme Kerviel présente sa défense en deux temps : « La Société Générale était informée » mais il recourt aussi à ses parents. D’abord à sa mère, lors de sa détention préventive : « L’image que je garde, c’est le regard de ma mère dans un couloir de deux mètres carrés à la prison de La Santé au moment du parloir ». Puis à son père : « Mon père m’a transmis quelque chose qui est son nom de famille, il a été sali pendant un an, je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité soit faite. » (TF1, Sept à Huit, 8 février 2009). »

http://www.communication-sensible.com/articles/article226.php

Posted in Autour de la bêtise, Regard critique | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

10 ans de communication sensible

Posted by labetiseeconomique sur janvier 25, 2010

Le magazine de la communication de crise et sensible, édité par l’Observatoire international des crises, fête ses dix ans. Un coup de chapeau à Didier Heiderich et à Thierry Libaert, pour leur persévérence, leur énergie et l’originalité des thématiques (art et crise, etc.). Et un grand merci d’afficher, parmi les cinq articles référents, « L’affaire LU, autopsie d’une crise d’un nouveau type », cet article qui inspira la naissance de notre ouvrage « La Bêtise économique ». 

A lire également : La communication de crise chez Air France, par Hédi Hichri, 2009 / Influence sur Internet, par Didier Heiderich, 2009/ Crise 1..150, par Thierry Libaert, 2007 / Gestion de crise, premiers réflexes pour le pilotage, 2005.

http://www.communication-sensible.com/10-ans/default.php

Posted in A lire, Autour de la bêtise | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

1400 euros = un smic mensuel brut

Posted by labetiseeconomique sur janvier 13, 2010

Dans les années 1990, Flins a produit la Clio1, puis la Clio 2. Depuis sa création en 1952, l’usine a fabriqué successivement des Juvaquatre, Frégate, 4CV, Dauphine, Floride, R4, R8, R10, R12, R16, R18, Super Cinq, deux générations du Twingo et de Clio. L’usine fut le théâtre industriel de mai 1968. Dans les années 1970, ses effectifs approchèrent les 20 000 personnes et vint le déclin (3 300 seulement aujourd’hui) de l‘usine aux champs. En mars dernier, les Clio Campus étaient « revenues » en France. Slovénie 0 – France 1. Puis Flins a eu la promesse de produire Zoé, la future voiture électrique de Renault, dont la construction est annoncée pour 2012.

Pouvait-elle aussi produire la future Clio 4 ? Au regard de l’opinion française, oui, car c’est peu dire que Flins, à ses yeux, fait partie du patrimoine national et reste dans l’imaginaire national l’un des plus hauts lieux de la construction automobile. Au regard des analystes financiers, non, compte tenu de la stratégie de multilocalisations développée par Carlos Ghosn depuis quelques années. Et surtout si l’on se range à la froideur de l’argument économique invoqué partout : « pour un véhicule vendu 14 000 euros, on observe un écart de 10% (soit 1400 euros) entre un véhicule conçu et produit en Europe de l’Est et le même véhicule conçu et produit en France ». Rappelons que 1400 euros, c’est juste un mois de salaire au smic.

A la veille des élections régionales, alors que Lionel Jospin refait surface (qui dit naguère « l’Etat ne peut pas tout »), alors que les Français renouent avec la défiance envers les politiques (sondage Sofres, 11 janvier) voilà un sujet sensible, un beau sujet politique où se mêlent tous les ingrédients des relations tumultueuses entre les grands groupes français internationaux et les politiques.

Posted in Histoires d'hier, Regard critique | Tagué: , , , | Leave a Comment »

Crisis killers

Posted by labetiseeconomique sur septembre 2, 2009

Dans son numéro de septembre, Technikart revient sur plusieurs crises qui ont marqué la vie politique, sportive ou économique de ces dernières années : l’affaire Gasquet, l’affaire Lassalle-Toyal, l’affaire Kerviel-Société Générale.  Six commandements pour une entreprise ou un individu : le premier, le terrain tu occuperas / même dans la merde tu assumeras / la transparence tu joueras / De bons copains tu entretiendras / internet prudemment tu géreras / ton capital sympathie tu travailleras. A lire, notamment, les points de vue de Christophe Reille, Anne Meaux, Robert Zarader….

Posted in Polémique(s), Regard critique | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Facebook, l’enregistrement de soi, à fleur de peau

Posted by labetiseeconomique sur avril 11, 2009

En 2001, le musée d’Orsay proposait une magnifique exposition : à fleur de peau, le moulage sur nature au XIXe siècle. Le visiteur du XXe siècle découvrait des visages figés dans le temps, sans sourire, les yeux fermés, mais si étonnement présents, figés par le moulage, des corps dont la peau révélait le froid du plâtre sur la peau, dans l’atelier du sculpteur. Cette pratique du moulage sur nature rencontra au XIXe siècle un vrai enthousiasme dans les milieux bourgeois. Comme la photographie naissante, le moulage sur nature était une façon de s’enregistrer au présent, de figer pour l’éternité la jeunesse d’un visage ou les petites mains potelées d’un enfant, de cultiver le souvenir d’une jeunesse passée par le réalisme si présent d’un moulage. Nous voici deux siècles plus tard. Et si facebook n’était que cela, un « calque inanimé de la vie »*? Plus qu’une volonté d’exister au présent, un culte du souvenir de soi ?

* Le plâtre, l’art et la matière.

Posted in Autour de la bêtise, Regard critique | Tagué: , , | Leave a Comment »

Storytelling : le mot qui continue d’émouvoir

Posted by labetiseeconomique sur novembre 30, 2008

Storytelling : hommes politiques, médias, publicitaires, etc. Chacun, dans son domaine, tire le fil de l’histoire et de la narration ; mais dans sa nouvelle parure américaine, l’art de la rhétorique a pris une toute autre dimension depuis plus d’un an, avec la parution d’un livre de Christian Salmon, d’une rubrique hebdomadaire dans le journal Le Monde, et avec force de tables rondes et débats sur le rôle des médias aujourd’hui. 

Dans le monde politique, nombres de discours, ponctués des hauts faits de héros de l’histoire nationale, ont récemment adopté des constructions proches de l’art du conte. Tout est dans l’art de captiver, de créer de la croyance plus que de la conviction. Dans le monde de l’entreprise, du marketing et du management, voilà la narration créative revisitée, pour nourrir toutes sortes de nouveaux concepts publicitaires (le marketing expérentiel, le branding narratif, etc.)Un groupe, baptisé Courts circuits, rassemble sur ce thème des professionnels de la communication, du planning stratégique. « Influenceurs » et think-tank s’y intéressent également. De grands groupes industriels, Total par exemple, utilisent le « storytelling management » comme technique d’enregistrement des expériences professionnelles et compréhension de la stratégie de l’entreprise. En apartée, voilà aussi des années de travail des historiens d’entreprise sans doute en danger à mesure que ce concept de storytelling, si proche de la fiction, charge négativement les esprits. 

Paré là de toutes les vertus, trop même, le mot est ailleurs associé implicitement à la dissimulation voire à la manipulation, sur le thème « on vous cache, on ne vous dit rien ». Bref, d’un côté, se trouveraient les partisans d’un nouveau Graal de la consommation et de l’influence de l’opinion. De l’autre, parés de toutes les vertus, les détecteurs de storytelling et de l’action des spin doctors (détecteurs qui ont parfois l’art d’exercer eux-mêmes ce qu’ils reprochent au storytelling…).  D’un côté, le Mal, de l’autre le Bien, ceux qui s’adressent à l’émotion, ceux qui s’adressent à l’intelligence ? Dans un article récemment publié sur le site « communication sensible », les auteurs de La Bêtise économique proposent une analyse de cette tendance, cherchant à sortir des apparences et des simplifications de toute nature et surtout se méfient du prêt-à-penser de la « story » bien-pensante ou dans l’air du temps. A télécharger sur le site communication-sensible.com : http://www.communication-sensible.com/download/storytelling.pdf.

Posted in Derniers articles | Tagué: , , | Leave a Comment »