La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

Posts Tagged ‘communication de crise’

Comment gérer une situation de crise?

Posted by labetiseeconomique sur mai 15, 2011

Entreprises (Renault récemment), organisations (le FMI aujourd’hui), pays, etc. comment faire face à une crise dans un monde de communications et de réseaux sociaux, où tout se vit à la vitesse d’un tweet, où tout est sidération dans le même temps? Crise médiatique, crise d’opinion, crise systémique, les crises ne s’isolent plus, tout est interconnecté. Aujourd’hui, « une crise peut mettre en danger une institution, quelle que soit sa taille », explique Didier Heiderich, président de l’Observatoire international des crises, dans une interview pour l’IRIS.

 

Posted in A voir | Tagué: , , , | Leave a Comment »

Crises et entreprises : toute une histoire !

Posted by labetiseeconomique sur juillet 1, 2010

Le magazine de la communication de crise et sensible consacre son numéro de juillet au thème « crises et sciences sociales ». Extrait :  » Depuis quelques années, l’apport des sciences humaines est loué régulièrement, ne serait-ce que pour nourrir des notions nouvelles pour les entreprises (la gouvernance, l’éthique, le développement responsable, etc.), ne serait-ce parce que celles-ci doivent désormais publier des informations prouvant qu’elles assurent leur durabilité (part consacrée à la recherche, aux investissements, stratégies d’innovation, etc.). Durabilité : voilà une notion historique par excellence! Et bien, non, l’histoire n’y a pas partie liée. L’économie de la connaissance fut aussi au cœur de la stratégie de Lisbonne. Connaissance : là aussi, une notion historique. Toujours non. Constatons-le enfin, nombreux sont les grands dirigeants d’entreprise, publicitaires ou conseils en management heureux d’aller converser avec des historiens ou des philosophes à Davos, à la cité de la Réussite, dans les amphis chargés d’histoire de la Sorbonne. O temps suspend ton vol ! Mais le lundi, quand revient le temps des affaires… Comme le lundi au soleil, le lundi avec un historien, c’est une chose qu’on ne verra jamais. Une folie. Le lundi, c’est « business as usual »!

« Papa, explique moi donc à quoi sert l’histoire ?» interpellai Marc Bloch, fondateur de la chaire d’histoire économique et sociale de la Sorbonne, en introduction de son Apologie pour l’histoire ou le métier d’historien. A quoi peut bien servir l’histoire pour des entreprises par nature tournées vers le futur et la croissance? Les questionnements de l’histoire peuvent-ils être utiles dans la compréhension d’une crise, l’analyse d’une rupture identitaire ou d’un moment sensible? En quoi la conscience du passé permet-elle de ne pas subir le présent d’une crise (car, les historiens le savent, les crises finissent toujours par passer…) et tout simplement d’agir avec la vision profonde de l’expérience? Depuis que la business history existe en France, ces questions reviennent sans cesse chez les historiens qui peinent à se faire une place dans les entreprises, à simplement consulter leurs archives, ou à prouver combien l’histoire peut-être un outil de management et de réflexion au service du présent. En octobre dernier, c’était l’un des sujets de conférences organisées par la revue Tracés autour du thème « sciences sociales et mondes de l’entreprise », plus récemment un sujet partagé au sein de l’Association des professionnels en sociologie de l’entreprise. Les mêmes questions étaient déjà posées il y a vingt ans à sa création dans la revue Entreprise et Histoire. » Catherine Malaval

http://www.communication-sensible.com/portail/

http://www.communication-sensible.com/download/cccnl0019.pdf

Posted in A lire, Histoires d'hier | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Bleu blanc rouge : la verte partie de l’Elysée aux orties?

Posted by labetiseeconomique sur juin 25, 2010

(…) Jeudi, sur le pavé des villes de France, des milliers de personnes s‘inquiétaient de leur retraite. Pendant ce temps, le président de la République recevait un joueur de football dans son palais. Et la rumeur courait : la traditionnelle garden-party organisée chaque année le 14 juillet serait annulée, pour raisons budgétaires, pour montrer l’exemple et patati, et patata. Annuler un événement au dernier moment coûte cher… Et s’il y avait une autre raison? A-t-on oublié que ce jour qui célèbre la prise de la Bastille symbolise également la fin de l’Ancien Régime, des monarchies absolues et le début de la Révolution française. En ces temps de rigueur économique et de révolte sociales, mieux vaut éviter ce jour là tout rassemblement, même en son palais!

Posted in Regard critique | Tagué: , | Leave a Comment »

« ça fait mal à ma mère »

Posted by labetiseeconomique sur juin 23, 2010

Depuis hier, dans les médias, nous découvrons Germaine Domenech, la maman de Raymond. A l’antenne de RTL, à la télévision, la voici partout. Allo Maman bobo, voilà la nouvelle stratégie des individus, dans une société sensible à la communication par l’émotion.

Sur ce sujet, lire l’article de Thierry Libaert sur le site de Communication Sensible. « Une différence entre la communication de crise des entreprises et des individus réside dans l’intensité de la personnalisation, dit-il. Nous avons ainsi pu observer dans « l’affaire Zahia » que la défense principale de Franck Ribery tenait en quelques mots : « Ça blesse beaucoup ma famille, je n’ai que ça à dire. » (VSD, n° 1706, 5 mai 2010, p. 14). Dans le même temps, Jérôme Kerviel présente sa défense en deux temps : « La Société Générale était informée » mais il recourt aussi à ses parents. D’abord à sa mère, lors de sa détention préventive : « L’image que je garde, c’est le regard de ma mère dans un couloir de deux mètres carrés à la prison de La Santé au moment du parloir ». Puis à son père : « Mon père m’a transmis quelque chose qui est son nom de famille, il a été sali pendant un an, je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité soit faite. » (TF1, Sept à Huit, 8 février 2009). »

http://www.communication-sensible.com/articles/article226.php

Posted in Autour de la bêtise, Regard critique | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Tout va très bien?

Posted by labetiseeconomique sur février 5, 2010

Sortie de crise ? Les politiques la décrètent. Les experts désespèrent. Mais les opinions publiques restent dubitatives.la reprise dans l’ensemble des pays de l’OCDE se révèle timide. Même si dans quelques pays comme en France l’emploi a connu une petite embellie fin 2009, les tensions à venir sont inévitables. En 2008 et 2009, au prix de dettes publiques considérables, les Etats ont investi massivement dans l’économie et en particulier dans le système financier. Les effets de court terme sont bien là, et le soutien public a été efficace. Mais les dettes sont telles que les Etats vont retrouver plus de réserve dans leurs interventions, et les entreprises sont loin de prendre le relais. Les investissements sont atones et les plans sociaux se préparent ou se déploient en nombre. Croissance et emploi sont fragiles. Qui plus est, de façon classique, depuis longtemps la théorie des cycles nous a enseigné que les effets dépressifs sur l’emploi perdurent et qu’il faut attendre en moyenne six à neuf mois pour que la reprise ait un effet positif sur l’emploi.

Les ménages affichent une confiance modérée et brident leur retour à la consommation. Là aussi, les mesures de court terme en soutien au pouvoir d’achat vont voir leurs effets progressivement s’estomper en 2010 (prime à la casse, baisse de la fiscalité sur la consommation,…). Conjuguées aux incertitudes sur la croissance et l’emploi, les tensions sur le pouvoir d’achat vont au mieux alimenter l’attentisme des consommateurs, au pire conforter la crise de confiance. L’aversion au risque va perdurer voire s’aggraver. Tout va très bien,  donc !

Posted in Autour de la bêtise, Regard critique | Tagué: , , | Leave a Comment »

10 ans de communication sensible

Posted by labetiseeconomique sur janvier 25, 2010

Le magazine de la communication de crise et sensible, édité par l’Observatoire international des crises, fête ses dix ans. Un coup de chapeau à Didier Heiderich et à Thierry Libaert, pour leur persévérence, leur énergie et l’originalité des thématiques (art et crise, etc.). Et un grand merci d’afficher, parmi les cinq articles référents, « L’affaire LU, autopsie d’une crise d’un nouveau type », cet article qui inspira la naissance de notre ouvrage « La Bêtise économique ». 

A lire également : La communication de crise chez Air France, par Hédi Hichri, 2009 / Influence sur Internet, par Didier Heiderich, 2009/ Crise 1..150, par Thierry Libaert, 2007 / Gestion de crise, premiers réflexes pour le pilotage, 2005.

http://www.communication-sensible.com/10-ans/default.php

Posted in A lire, Autour de la bêtise | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Vers un autre monde économique

Posted by labetiseeconomique sur septembre 4, 2009

Peut-on aujourd’hui, au coeur d’une dépression mondiale sans précédent, commencer à réfléchir à un autre monde économique? Au-delà de l’urgence, penser l’émergence? La crise n’est ni simplement financière ni classiquement cyclique. Elle traduit un déboitage de l’économie et de la société. Tout bouge en même temps : la valeur des biens et des actifs, les limites des entreprises et des réseaux, les frontières de l’intime et du collectif. Quelle lumière peut surgir d’un tel maelstrom? C’est à cette interrogation que se sont confrontés, selon de multiples approches, les membres du groupe Economie du Forum d’Action Modernités. Auteurs : C. Blondel, F. Fourquet, P. Frémeaux, M. Guillaume, M. Henochsberg, P. Lemoine, P. Moati, Y. Moulier Boutang, F. Rachline, A. Rebiscoul, D. Toussaint, M. Volle, R. Zarader. A lire : « Vers un autre monde économique », Descartes & Cie, 2009.

Posted in Derniers articles | Tagué: , , , | Leave a Comment »

Crisis killers

Posted by labetiseeconomique sur septembre 2, 2009

Dans son numéro de septembre, Technikart revient sur plusieurs crises qui ont marqué la vie politique, sportive ou économique de ces dernières années : l’affaire Gasquet, l’affaire Lassalle-Toyal, l’affaire Kerviel-Société Générale.  Six commandements pour une entreprise ou un individu : le premier, le terrain tu occuperas / même dans la merde tu assumeras / la transparence tu joueras / De bons copains tu entretiendras / internet prudemment tu géreras / ton capital sympathie tu travailleras. A lire, notamment, les points de vue de Christophe Reille, Anne Meaux, Robert Zarader….

Posted in Polémique(s), Regard critique | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

2 et 2 font 4, comment conter et recompter la Récession?

Posted by labetiseeconomique sur mai 18, 2009

La France est en récession, « c’est désormais officiel, avec deux trimestres consécutifs de contraction de son produit intérieur brut, la France est en récession », annonçaient les médias de ce week-end. Aurions-nous raté un épisode? La France n’est-elle pas en récession depuis le mois d’octobre? Le 2 octobre dernier, avec la même conviction que ce 16 mai et les mêmes mises en scène, le mot « récession » faisait son entrée officielle dans le langage médiatique.

Alors que s‘est-il passé? Pourquoi soudain de nouveau annoncer que la France est en récession? – 0,4% au 2e trimestre, -0,2% au 3e trimestre 2008, -1,5 au 4e trimestre de 2008. Rebelote au 1er trimestre de 2009 avec -1,2%, cela ne fait pas 2 mais bien 4 trimestres négatifs consécutifs. Pourquoi la France serait-elle plus en récession maintenant qu’en octobre? Parce que la récession a passé la barre fatidique du 1%? Parce que de décroissance, de croissance négative ou de simple recul, il ne peut plus être question? Ou parce que l’usage du mot « Récession » a finalement été approuvé en haut lieu dans le langage gouvernemental? « Le gouvernement entérine une récession de 3%»,  titre étrangement Le Monde du 16 mai. « Le gouvernement entérine »? Comme on écrit l’histoire on écrit La Crise…. L’Etat est bel et bien revenu dans l’économie.

Posted in Regard critique | Tagué: , , | Leave a Comment »

Au secours, le corporate revient… ou le renouveau du langage corporate des entreprises en période de crise

Posted by labetiseeconomique sur mai 14, 2009

Retour à l’économie réelle, appel au patriotisme économique ou encore partage symbolique du profit : la publicité n’échappe ni à la crise économique, ni au retour de la communication corporate. Bnp Paribas a repris ces dernières semaines les termes d’une campagne amorcée dès le début 2008. A l’époque, au moment même où la Société Générale révélait l’affaire Kerviel, son concurrent communiquait sur ses résultats. L’opportunité était belle de se démarquer. « Une banque au service de l’économie réelle, c’est une banque dont les performances profitent à tous », affichait BnpParibas. La publicité était symbolique des séquelles anticipées de l’affaire. Voilà pour l’économie réelle, un concept d’économiste souvent abstrait devient un argument publicitaire. Deuxième exemple : « Amora reste à Dijon ». Pour dépasser la confrontation qui ne manque pas d’opposer, comme de coutume, les politiques locaux et les syndicats à l’entreprise, Amora a choisi de s’adresser au consommateur patriote. Affirmant qu’Amora est « bien ancrée, fière de ses racines (…) » dans une « Bourgogne conquérante », l’entreprise ne fait que rappeler à chacun le temps béni d’un patriotisme économique, symbolisé par la défense nationale et unanime du groupe Danone prétendument menacé en juillet 2007 par PepsiCo. Troisième exemple : la double annonce, « Total en France », présente dans la presse depuis quelques semaines. Attaqué régulièrement dans les médias, le groupe pétrolier a décidé (enfin diront certains) de prendre la parole pour faire valoir sa contribution à l’économie des territoires, « une contribution sociale majeure », « une présence industrielle durable »et « des investissements pour satisfaire la demande en énergie ». Cette fois, avec Total, se retrouvent synthétisées les trois dimensions du développement durable ou de la RSE, le social, l’économique et l’environnemental…
En matière de publicité, comme dans bien des domaines, il n’est pas de meilleur révélateur qu’une période de crise pour extraire ce qui devient essentiel. Inutile de polémiquer sur les mérites respectifs des communications de marque versus les communications corporate ; en effet, force est de constater à travers ces trois exemples combien leurs combinaisons sont efficaces, voire vitales, pour imposer leurs messages à une opinion composite, faite de consommateurs, d‘électeurs, de citoyens, de salariés… pour faire bref, de toutes les parties prenantes. Désormais, la porosité des valeurs et des objectifs de la marque et de l’entreprise est tout aussi intense que celle constatée entre les publics. Au secours, le corporate revient? Ou plus justement, cette fois, c’est le corporate qui vient au secours des entreprises et des marques. (Catherine Malaval / Robert Zarader / Tribune publiée dans le journal Stratégies, 13 mai 2009)

Posted in Uncategorized | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »