La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Dédicace, 19 juin

Posted by labetiseeconomique sur juin 7, 2012

Dédicace de l’abécédaire de la réconciliation le 19 juin, librairie Julliard. Métro Solferino.

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La folie des grands nombres

Posted by labetiseeconomique sur mai 17, 2010

En quoi compteront les générations futures? On peut se poser la question depuis deux ans. La nouvelle tendance est même de parler d’un air très assuré de chiffres qui ne parlent à personne sauf aux astronomes! En 2008, le FMI estimait à 1000 milliards le coût de la crise des subprimes. La crise des subprimes est devenue la crise, avec en prime une estimation révisée à 2000 milliards et aujourd’hui à 4000 milliards. Après les centaines de milliards de la crise, voici les sextillions d’Internet. L’un comme l’autre, ils nous emmènent sur une autre planète, à des années lumière, quand on voudrait rester sur terre. La semaine dernière, un dirigeant de Google affirmait ainsi que d’ici 2020, le web pourrait contenir 53 sextillions d’informations. C’est quoi un sextillion : c’est un million de quintillions, soit 1036!  Quelle infinie folie pour un monde fini.

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Keynes et Hayek, en musique

Posted by labetiseeconomique sur février 4, 2010

Merci à Guillaume et Vincent qui nous ont communiqué cette video : Friedrich Hayek et John M. Keynes confrontent leurs idées dans un rap endiablé… Une super idée de : http://econstories.tv/home.html

ça commence comme cela :

We’ve been going back and forth for a century
[Keynes] I want to steer markets,
[Hayek] I want them set free
There’s a boom and bust cycle and good reason to fear it
[Hayek] Blame low interest rates.
[Keynes] No… it’s the animal spirits

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Redistribution des cartes dans le crédit à la consommation

Posted by labetiseeconomique sur septembre 14, 2009

Des idées sur le web, La Tribune, 14 septembre 2009. Le Crédit Agricole a annoncé la fusion de ses deux filiales de crédit à la consommation Sofinco et Finaref, pour les regrouper en 2010 au sein d’une nouvelle entité Crédit Agricole Consumer Finance. Alors que les regards portent principalement vers l’industrie, à travers le secteur automobile notamment, pour suivre pas à pas l’évolution de la crise ou les premiers signes de la « sortie de crise », plus discrètement, de grandes restructurations ont commencé dans le secteur du crédit à la consommation.

L’histoire cachée
Dans cette énième bataille qui engage les grands acteurs du secteur, le storytelling de la fusion Sofinco-Finaref a la mémoire qui flanche et construit curieusement une histoire qui s‘affranchit des origines! On aura beau cherché, nulle part il n’en est question : le groupe bancaire oublie de rappeler qu’avant d’être sa soeur, Sofinco fut d’abord la mère de Finaref, mais la vendit… A travers cette fusion, voilà donc une étonnante page d’histoire économique qui se tourne. Revenons en arrière, à l’époque des Trente glorieuses. Les banques se désintéressent du crédit à la consommation ; l’achat à crédit est tout simplement mal vu. Déjà, les constructeurs automobiles ont créé leurs propres organismes pour soutenir leur développement. Les banques laissent le marché du crédit à l’ameublement et à l’électroménager à de nouveaux acteurs, comme Sofinco, créée en 1951 avec une petite banque, une compagnie d’assurance et la Fédération de l‘Ameublement, ou Cetelem en 1953. Portée par l’avènement de la société de consommation, Sofinco en vient à s’intéresser à la clientèle captive et fidélisée de la vente par correspondance et, en 1968, développe un partenariat avec La Redoute, pour créer la carte Kangourou. Outre qu’il concrétise la naissance du crédit revolving en France, ce partenariat prend la forme d’une filiale commune Sofinco-La Redoute, qui devient… Finaref en 1970, filiale de Sofinco. Au terme de neuf ans d’une histoire commune, Sofinco vend finalement ses parts de Finaref à La Redoute. 1979 est une année de crise, année morose, le crédit est encadré, le gouvernement vient de mettre en œuvre la loi Scrivener. L’avenir des cartes privatives paraît alors bien morne. Par la suite, de la banque La Hénin, en passant par la Compagnie financière de Suez, Sofinco va fusionner avec de multiples filiales financières des deux groupes, devenir banque, opérer des multiples partenariats, avant d’être finalement acquise par le Crédit Agricole en 1999.
Filiale de La Redoute, par le jeu d’autres rachats, Finaref a rejoint le groupe Pinault en 1992, Finaref reprend la gestion des cartes privatives de la Fnac et du Printemps… Finalement, en 2003, devenu PPR, le groupe décide de se recentrer sur le luxe et la distribution et, pour finaliser le rachat de Gucci, vend Finaref au Crédit Agricole. Coût de l’acquisition : 1,54 milliard d’euros. En quinze ans, Finaref a en effet largement grandi et surfé sur la vague des cartes privatives : quelque 180 000 comptes au début des années 1970, 5,6 millions de cartes privatives en 2003. Sofinco était l’un des plus beaux actifs de Suez, Finaref, la pépite de PPR. 1979-2009, trente ans après, les voici de nouveau réunies.

L’histoire contrainte
Séparées, perdues de vue, puis retrouvées. Pas de tourbillon de l’amour entre les deux belles « captives financières », mais un tourbillon financier qui agite le secteur du crédit à la consommation depuis toujours, au rythme des crises économiques et de la recomposition de grandes groupes industriels et bancaires. Le crédit à la consommation enregistre une baisse à deux chiffres depuis le début de l‘année. La crise, certes. Toutefois, le crédit à la consommation n’a que faiblement progressé depuis l’an 2000. Depuis quelques années, de nouveaux acteurs placent leurs pions : des acteurs issus de l’e-commerce, comme la banque Paypal, filiale d’E-bay depuis 2002, ou de la grande distribution. En 2003, Auchan a ainsi créé la carte Banque Accord Visa, la première carte bancaire issue de la grande distribution. Les activités de services de la grande distribution gagnent des parts de marché (téléphonie, location, voyages et autres services).
L’histoire des établissements de crédit, faite de fusions, de créations de filiales spécialisés, d’alliances nouées et dénouées, de nouveaux produits (crédit affecté, prêt permanent, etc.), rappelle qu’il faut sans cesse rebattre les cartes sur ce secteur, fut-ce parfois au prix cher. La crise économique incite à le faire au plus vite. Les grandes manœuvres en cours témoignent d’un nouveau recentrage de l’activité bancaire vers une forme d’économie réelle où l‘on redécouvre la valeur du client, pour faire face à la crise, mais surtout dans la perspective de l’après-crise pour faire face à ces nouvelles « captives » de l‘Internet et de la grande distribution. Implantées partout dans le monde, celles-ci ont derrière elles quarante années de maîtrise du « tout sous le même toit », mais surtout de terribles atouts : les millions des clients qui passent sur leurs lieux de vente, virtuels ou physiques, (en 2008, 1,6 milliard de clients sont passés par les caisses des hypermarchés et supermarchés Auchan) et le potentiel des bases de données de leurs programmes de fidélité. Et si l’histoire du crédit à la consommation ne relevait plus de l’histoire du crédit, mais de l’histoire du marketing du consommateur?

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Au secours, le corporate revient… ou le renouveau du langage corporate des entreprises en période de crise

Posted by labetiseeconomique sur mai 14, 2009

Retour à l’économie réelle, appel au patriotisme économique ou encore partage symbolique du profit : la publicité n’échappe ni à la crise économique, ni au retour de la communication corporate. Bnp Paribas a repris ces dernières semaines les termes d’une campagne amorcée dès le début 2008. A l’époque, au moment même où la Société Générale révélait l’affaire Kerviel, son concurrent communiquait sur ses résultats. L’opportunité était belle de se démarquer. « Une banque au service de l’économie réelle, c’est une banque dont les performances profitent à tous », affichait BnpParibas. La publicité était symbolique des séquelles anticipées de l’affaire. Voilà pour l’économie réelle, un concept d’économiste souvent abstrait devient un argument publicitaire. Deuxième exemple : « Amora reste à Dijon ». Pour dépasser la confrontation qui ne manque pas d’opposer, comme de coutume, les politiques locaux et les syndicats à l’entreprise, Amora a choisi de s’adresser au consommateur patriote. Affirmant qu’Amora est « bien ancrée, fière de ses racines (…) » dans une « Bourgogne conquérante », l’entreprise ne fait que rappeler à chacun le temps béni d’un patriotisme économique, symbolisé par la défense nationale et unanime du groupe Danone prétendument menacé en juillet 2007 par PepsiCo. Troisième exemple : la double annonce, « Total en France », présente dans la presse depuis quelques semaines. Attaqué régulièrement dans les médias, le groupe pétrolier a décidé (enfin diront certains) de prendre la parole pour faire valoir sa contribution à l’économie des territoires, « une contribution sociale majeure », « une présence industrielle durable »et « des investissements pour satisfaire la demande en énergie ». Cette fois, avec Total, se retrouvent synthétisées les trois dimensions du développement durable ou de la RSE, le social, l’économique et l’environnemental…
En matière de publicité, comme dans bien des domaines, il n’est pas de meilleur révélateur qu’une période de crise pour extraire ce qui devient essentiel. Inutile de polémiquer sur les mérites respectifs des communications de marque versus les communications corporate ; en effet, force est de constater à travers ces trois exemples combien leurs combinaisons sont efficaces, voire vitales, pour imposer leurs messages à une opinion composite, faite de consommateurs, d‘électeurs, de citoyens, de salariés… pour faire bref, de toutes les parties prenantes. Désormais, la porosité des valeurs et des objectifs de la marque et de l’entreprise est tout aussi intense que celle constatée entre les publics. Au secours, le corporate revient? Ou plus justement, cette fois, c’est le corporate qui vient au secours des entreprises et des marques. (Catherine Malaval / Robert Zarader / Tribune publiée dans le journal Stratégies, 13 mai 2009)

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