La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

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Dédicace, 19 juin

Posted by labetiseeconomique sur juin 7, 2012

Dédicace de l’abécédaire de la réconciliation le 19 juin, librairie Julliard. Métro Solferino.

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La gentillesse au pouvoir?

Posted by labetiseeconomique sur juin 5, 2012

Mercredi 6 juin, 10h00, Service public, émission de Guillaume Erner, sur France Inter. Invités : Emmanuel Jaffelin, Philosophe, enseignant au lycée Lakanal de Sceaux. Serge Hefez, Psychiatre et psychanalyste Psychiatre des hôpitaux, psychanalyste, thérapeute familial et conjugal. Et Robert Zarader.

http://www.franceinter.fr/emission-service-public-la-gentillesse-au-pouvoir

http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=378903

Egalement mercredi 6 juin, sur Public Sénat, 22h45, dans l’émission Déshabillons les.

http://www.publicsenat.fr/emissions/deshabillons-les/hollande-changement-de-style-a-l-elysee/nicolas-bordas,robert-zarader,olivier-faure,daniela-schwarzer,a/118080

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La crise et les alternatives économiques

Posted by labetiseeconomique sur septembre 30, 2010

Depuis deux ans, Alternatives Economiques, qui fête ses 30ans avec un numéro spécial, est devenu le 2e magazine économique français, signe que la crise économique a développé chez nombre de lecteurs un intérêt réel pour l’information économique, et surtout l’envie de comprendre et de réfléchir à des « alternatives » possibles.

Voici quelques jours, nous vous présentions la bande-annonce du film « Entre nos mains » (en salle le 6 octobre), l’histoire de ces salariées qui cherchent à reprendre leur entreprise en faillite en créant une coopérative (Scop). Alternatives Economiques, comme le souligne Philippe Frémeaux dans son éditorial, doit une grande part de son indépendance à ce statut. « Le statut coopérative garantit notre indépendance : le pouvoir est détenu par les salariés, tous parties prenantes, et non par des apporteurs de capitaux extérieurs. » Descendantes de la Commune et des coopératives ouvrières (par exemple, un grand groupe mondial comme Essilor trouve ses origines dans une coopérative ouvrière, la Société des Lunetiers, créée en 1849), les Scop transforment complètement du travail, par le simple principe « un homme-une voix ». Chacun, quel que soit le nombre de ses parts sociales, son travail ou sa fonction, est co-responsable de l’entreprise.  En 2009, la France comptait 1925 Scop soit quelque 40 424 personnes. Une alternative économique à ajouter au débat économique et sociale.

http://www.scop.coop/

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Prospectus, le pari d’image de Leclerc

Posted by labetiseeconomique sur septembre 28, 2010

Michel-Edouard Leclerc part en guerre contre les prospectus, comme naguère lorsqu’il supprima les sacs de caisse. L’équation est comparable sur le plan de la communication, Leclerc trouve là un nouveau combat et nourrit sa marque de ses valeurs citoyennes, surfant sur bien des idées reçues en matière de pollution du papier. Elle demande réflexion sur le plan économique. Que fait le consommateur du sac? Il le jette, parfois n’importe où, dans la nature et en mer, s’en sert pour autre chose, en fait une poubelle par exemple… mais rarement, le sac lui donne envie d’acheter des produits, le sac n’est pas un outil d’information commerciale. Le « zéro sac » était un vrai combat écologique, est-ce bien le cas du « zéro prospectus », majoritairement imprimé sur du papier recyclé?  Le « zéro sac » était un vrai combat économique. Les distributeurs ont d’ailleurs fait de belles économies en ne donnant plus des millions et des millions de sacs. Est-ce le cas du prospectus? L’idée reçue est classiquement de dire qu’il ne sert à rien, pourtant il suffit de le supprimer pour que les ventes baissent. Un dirigeant de Leclerc lui-même expose le risque, « d’un côté, il y a une économie potentielle à dix ans de 0,3% du chiffre d’affaires, de l’autre côté, la suppression des catalogues représente 10% du chiffre d’affaires ». Des études commanditées par le principal acteur du secteur, Mediapost, auprès de TNS Sofres, montrent qu’en moyenne quatre imprimés sur sept sont conservés et rapportés à l’intérieur du foyer. 81 % des sondés préfèrent les recevoir en format papier (de même que 64% des internautes), 74 % déclarent s’être déjà déplacés en magasin suite à la réception d’un imprimé publicitaire, et 68 % avoir réalisé un achat. Pourquoi Leclerc part-il au combat avec un risque de 10% sur son chiffre d’affaire?

En réalité, Leclerc fait d’abord un énorme pari d’image, le distributeur espère que les valeurs associées à sa marque, portées par ce nouveau combat, compenseront ce risque. Cette prise de risque est à étudier de près sur les années à venir, pas seulement parce qu’elle fait le pari des mutations des pratiques d’information commerciale, allant ainsi à l’encontre de ce que démontrent aujourd’hui toutes les études en la matière, mais parce qu’elle peut déstabiliser plusieurs secteurs économiques à forte main d’oeuvre, la filière papier d’une part, les spécialistes du marketing direct et de la distribution en boîtes aux lettres d’autre part. (Catherine Malaval, auteur de La Poste au pied de la lettre, Fayard, 2010)

http://www.laposte.fr/lehub/-Les-Francais-et-le-courrier,93

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Entre nos mains

Posted by labetiseeconomique sur septembre 23, 2010

Elle s’appelle Sylvie, elle est ouvrière chez Starissima, une entreprise de lingerie au bord de la faillite. Avec d’autres femmes, elle a dit banco au projet de transformation de son entreprise en Scop. D’abord, elle a hésité, a attendu de voir, pour de multiples raisons,  parce qu’elle ne savait pas comment se décider, à qui faire confiance, parce qu’on ne lui avait jamais rien demandé sur l’avenir de son entreprise et soudain, il fallait qu’elle décide, prenne son avenir « entre ses mains », elle en a aussi parlé à son mari, agriculteur. Un mois de salaire pour participer au projet, ce n’est pas rien, il ne suffit pas de vendre quatre poules! Et si ça ne marchait pas? L’affaire n’est pas simple, les petits clients sont partis, l’entreprise est peu modernisée, une grande partie du travail est manuel, l’entreprise est en réalité « entre les mains » de trois distributeurs qui font l’essentiel de son chiffre d’affaires. Il suffirait que l’un d’eux lâche pour que les banques paniquent (vaste sujet, celui des banques et de l’investissement dans les pme…) et que l’usine ferme… appeler des moines, déposer des fruits ici ou là et lancer un poulet, ce que propose une ouvrière chinoise pour chasser les mauvais esprits, ne résoudrait rien! Pendant que Sylvie s’interroge avec les autres, découvre les rouages de l’économie au milieu des petites culottes et des soutiens-gorge, son patron a lui bien du mal à adhérer au concept coopératif « un homme=une voix »… « Alain,  pourquoi tu ne veux pas travailler avec nous? », l’interroge un salarié. Sylvie, elle, se lance, nous ne vous révelerons pas ses arguments, allez voir « Entre nosmains », le nouveau film de Mariana Otero. Tout simplement parce que les femmes de Starissima le valent bien…

Sortie en salle le 6 octobre.

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Quand le bazar politique plombe l’économie

Posted by labetiseeconomique sur septembre 17, 2010

Hier, à Bruxelles, devait se tenir un Conseil européen extraordinaire. A l’ordre du jour officiel figurait un débat consacré aux moyens de donner une nouvelle impulsion aux relations extérieures de l’Union européenne et de renforcer la place économique de l’Europe dans le monde. Bref, une broutille! Parmi les « dossiers les plus urgents » devaient ainsi être discutés la rencontre Asie-Europe et les sommets avec la Chine, la République de Corée et l’Inde, le développement de l’Afrique. Lors du déjeuner, Herman Van Rompuy devait présenter un compte rendu des travaux du groupe de travail sur la gouvernance économique (la Task Force). Il n’en fut rien, la France trouva plus « urgent » d’imposer à tous la question des Roms. Un vaste bazar politique, des visages crispés, et par ricochet, un exemple caractérisé de bêtise économique.

Sur le site du Conseil Européen, on lira donc avec intérêt tous les thèmes dont peu de médias traitent dans la presse du jour, puisqu’ils ont été reportés au second plan : la défense commune des intérêts économiques stratégiques et des valeurs européennes « dans un esprit de réciprocité et de bénéfice mutuel » (promotion des échanges bilatéraux, accès au marché, protection des droits de propriété, politique de change, etc.).

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/fr/ec/116571.pdf

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Quand la Chine note l’occident…

Posted by labetiseeconomique sur juillet 16, 2010

Quand la Chine note l’Occident, la France ne fait pas Cocorico ! On connaissait le classement de la Shanghai Jiao Tong University :  en 2003, la France comptait seulement deux établissements dans le top 100, en 2009,un de plus. Voici  publié cette semaine le premier rapport de la Dagong International Credit Rating Company. Fitch, Standard & Poor’s, or Moody’s, toutes anglo-saxons, toutes toujours trop « idéologiquement » favorables aux pays occidentaux, que des méthodes biaisées par cet a priori, c’est ce qu’affirme haut et fort l’agence de notation chinoise. Et voilà le résultat : selon sa méthode de notation, qui affirme opter pour une plus juste appréciation de l’endettement des pays, les Etats-Unis chutent à la note AA, les Anglais et les Français à AA- ! Dans son rapport publié en janvier, Jean-Pierre Jouyet, Président de l’Autorité des Marchés Financiers, demandait une évolution du modèle de supervision des agences de notation, plus de transparence sur les méthodes de notation et surtout proposait que le cadre réglementaire facilite l’émergence de modèles alternatifs d’analyse de crédit. Aurait-il été entendu en Chine? En peu de temps, même s’il est très critiqué en France, le classement de Shanghai a acquis une dimension internationale. Il pourrait en être rapidement autant de celui de Dagong!

http://www.telegraph.co.uk/finance/china-business/7886077/Chinese-rating-agency-strips-Western-nations-of-AAA-status.html

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La folie des grands nombres

Posted by labetiseeconomique sur mai 17, 2010

En quoi compteront les générations futures? On peut se poser la question depuis deux ans. La nouvelle tendance est même de parler d’un air très assuré de chiffres qui ne parlent à personne sauf aux astronomes! En 2008, le FMI estimait à 1000 milliards le coût de la crise des subprimes. La crise des subprimes est devenue la crise, avec en prime une estimation révisée à 2000 milliards et aujourd’hui à 4000 milliards. Après les centaines de milliards de la crise, voici les sextillions d’Internet. L’un comme l’autre, ils nous emmènent sur une autre planète, à des années lumière, quand on voudrait rester sur terre. La semaine dernière, un dirigeant de Google affirmait ainsi que d’ici 2020, le web pourrait contenir 53 sextillions d’informations. C’est quoi un sextillion : c’est un million de quintillions, soit 1036!  Quelle infinie folie pour un monde fini.

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Etats généraux de la femme : 24 propositions

Posted by labetiseeconomique sur mai 9, 2010

Dommage que l’initiative vienne nécessairement d’un magazine féminin, où l’économie a rarement sa place tout au long de l’année… Car, il suffit de lire les 24 propositions des Etats-Généraux de la femme organisé par le magazine Elle, à l’occasion des 40 ans de cette manifestation, pour constater le chemin encore à parcourir dans ce domaine ou pour mesurer  tous les mètres perdus depuis que la vie économique de chacun se fait plus rude. Si la part des femmes  sur le marché du travail avoisine désormais celle des hommes, 80% des salariés dont le salaire n’atteint pas le SMIC sont des femmes, parce qu’elles travaillent à temps partiel. L’écart de salaire à diplôme égal, est estimé à 27%…  Alors que des études récentes et un rapport de la Commission européenne ont montré que les femmes sont de meilleures gestionnaires.

Quelques propositions parmi les 24 à lire sur le site du magazine :

  • Egalité de rémunération entre les femmes et les hommes, avec publication d’un rapport annuel par les entreprises et création d’un indice permettant d’effectuer des comparaisons entre secteurs.
  • « Déprécariser » le temps partiel des femmes, en imposant une augmentation du taux horaire du salaire, lorsque les horaires de travail sont imprévisibles et morcelés.
  • Soutenir le développement du microcrédit.
  • Combattre les stéréotypes dès la formation initiale des futur(e)s enseignant(e)s, pour qu’ils comprennent qu’une organisation sociale est faite de représentations assignant filles et garçons à des rôles précis, rendant naturelle la suprématie de l’homme sur la femme.
  •  A lire sur : http://www.elle.fr/elle/Site/Les-etats-generaux-de-la-femme/Livre-blanc-nos-propositions/24-mesures-concretes/(gid)/1225957

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    « Le double cheese burger est de retour »

    Posted by labetiseeconomique sur mai 8, 2010

    D’abord, en décembre, cette question existentielle qui nous était posée par surprise : « et vous, quel effet ça vous fait le retour de la grande Danette? », des groupes sur Facebook. Et voilà que cela recommençait. C’était vers la mi-avril, une nouvelle incongrue en période de crise et de faitespasçi-faitespasça, mangez des fruits et des légumes, bougez, ne grignotez pas entre les repas, fumer tue, de portions allégées en calories et non en euros, de baisse de la tva illusoire. Là aussi, c’était une information publicitaire, plus factuelle encore : « le double-cheese est de retour »! Quand le double-cheese avait-il disparu et pourquoi ? A la fin des années 1990, seulement en France semble-t-il. Halte aux excès ! Et soudain, il était de retour. Même question renversée : pourquoi était-il donc de retour? Deux fois plus de viande, deux fois plus de fromage, dingue, une énorme promesse de bonheur intérieur brut en période de crise. Double cheese. Faites Cheeeeeeeese, l‘envie de sourire. Un message de bonheur pavlovien en diable ! Jamais, nous n’avions mangé même l’ombre d’un double-cheese et, soudain, la nouvelle nous réjouissait. Le double-cheese était de retour, comme si, plus tard, les livres d’histoire noteraient ce jour comme celui qui aurait marqué symboliquement la reprise de la consommation, comme s’il nous avait manqué, petite madeleine de nos années 1980. Et nous gagnait soudain l’envie de manger ce double-cheese, de s‘en mettre plein les doigts avec délice, tomates, cornichons. Finir par un gros pot de Danette à la vanille. Junk food des années 1980.

    Alors que la tendance est la restriction des dépenses alimentaires superflues, le retour de la grande Danette et du double-cheese burger sont deux beaux exemples de storytelling de la consommation : la création d’un manque mythique, l’affirmation de la mémoire collective d’un bonheur passé lié à des temps d’insouciance, l’enfance ou l’adolescence et l’activation de signes de confiance/plaisir. Le message est tout simple. Mangez en paix, détendez vous. Tout va bien, pourquoi s’inquiéter, pourquoi ne plus consommer, puisque que la grande Danette et le double-cheese sont de retour. Et si c’était le contraire, puisque tout va mal, que les Français n’ont jamais été aussi déprimés, pourquoi vous priver? A merveille, cette incitation au plaisir de consommer fonctionne à double sens.

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