La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

La combinaison, l’entraîneur et ses joueurs, sur le tapis vert du monde

Posted by labetiseeconomique sur juin 13, 2010

L’année dernière, Alain Bernard perdait son titre de champion du monde par la faute d’une combinaison non homologuée. Dans les cafés du commerce, de nouveau, la combinaison est au cœur de toutes les discussions. Le 4-2-4 serait périmé, le 4 3 3 tendance. Et puis non, la martingale viendrait du 4-2-3-1. Commentaires de spécialistes aujourd’hui dans la presse, Domenech aurait du finir par un 4-4-2. Etre offensif ou défensif? Voilà le grand dilemme d’une équipe nationale et d’un jeu où tout est affaire de positions et de combinaisons. Dans les prétoires aussi il est question de positions, Jérôme Kerviel pensait avoir trouvé une martingale, il a fallu « déboucler » toutes ses positions. En matière de finance, quand il temps de défaire une position qui s‘avère hasardeuse, la contrepartie qui permettra de limiter les dégâts n‘est pas toujours au rendez-vous. Ce serait trop facile… Avis aux footballeurs. Le trader joue-t-il désormais offensif ou défensif? Difficile à dire et très ambigu. De son côté, J6M, Jean-Marie Messier Maître du Monde a choisi : sa combinaison, cette fois-ci, sera défensive! L’ancien patron de Vivendi plaide la malchance, voire la catastrophe naturelle. Plus fort que plus fort. Alors que, d’acquisitions en acquisitions, il lançait son groupe dans une course effrénée, survinrent l’éclatement de la bulle internet, le scandale Enron, le 11 septembre, bref, la chute de Vivendi et les milliards de dettes laissés par son président seraient le résultat d’un « perfect storm », ose-t-il à la barre. Après quelques jours de compétition en Afrique du Sud, dans les cafés du commerce, le doute l’emporte, on se perd en conjectures. Kerviel et la Société Générale. Jean-Marie Messier et Vivendi. Le joueur ou l‘entraîneur? On en oublierait presque les concurrents et le marché. « De toutes façons, on n‘est plus dans une optique de beau jeu, la défaite est devenu un drame financier plus qu’un drame sportif », constatait Michel Platini en 2002 (cité par Ollivier Pourriol, Eloge du mauvais geste, éditions Nil). Sur le tapis vert de la Coupe du Monde de football et des marchés financiers, parier en ligne, tenter sa chance, perdre et espérer se refaire. Une « tempête parfaite » peut si vite arriver…

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