La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

Je te tweete, tu me twettes par la barbichette

Posted by labetiseeconomique sur mars 11, 2010

Tweeter fourmille de rumeurs, ce début de semaine fut particulièrement actif en la matière. Je te tweete, tu me tweetes. Qui est avec qui? Telle est la question de base, la seule question. Les combinaisons sont multiples et l’imagination n’a pas de limite à l’heure de la tweeter-reality. Informations, rumeurs et humeurs, tout se mélange sur Tweeter. Aux siècles précédents, de bouche à oreille, ce vieux média qu’est la rumeur laissait peu d’indices sur son passage, se propageait à la vitesse de l’homme, dès lors qu’elle avait l’air crédible dans l’imaginaire de l’opinion. Aujourd’hui, mondes réels et mondes virtuels se mélangent, grands médias et cafés du commerce, tant et si bien qu’en deux temps trois mouvements une blague de potache (Les roumains à Tahiti et non à Haiti) se répand sur Tweeter pour finir à la télévision à une heure de grande écoute. « Et si c’était vrai »? Etre le premier à savoir, être le premier à relayer. Dans le monde de Twitter, la rumeur va plus vite, mais elle devient traçable… 140 signes pour rire, 140 signes pour nuire, 140 signes pour être repéré.

Peut-être une occasion toutefois de relire ce texte de Victor Hugo. 

***

Jeunes gens, prenez garde ! Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites / Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes/ Tout, la haine et le deuil ! Et ne m’objectez pas/ Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas/Écoutez bien ceci : tête-à-tête, en pantoufle/ Portes closes , chez vous, sans un témoin qui souffle / Vous dites à l’oreille au plus mystérieux/ De vos amis de coeur, ou, si vous l’aimez mieux/Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire/ Dans le fond d’une cave trente pieds sous terre/ Un mot désagréable à quelque individu/ Ce mot que vous croyez qu’on n’a pas entendu/Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre/Court à peine lâché, part, bondit, sort, de l’ombre ! / Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin/ Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main/ De bons souliers ferrés, un passeport en règle/ Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera/ Il suit le quai, franchit la place, et coetera/ Passe l’eau sans bateau dans la maison des crues/ Et, va tout à travers un dédale de rues/ Droit chez l’individu dont vous avez parlé/ Il sait le numéro, l’étage; il a la clé/ Il monte l’escalier, ouvre la porte, passe/Entre , arrive, et railleur, regardant l’homme en face/ Dit : ET c’est fait. Vous avez un ennemi mortel.

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