La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

Mieux comprendre l’économie…

Posted by labetiseeconomique sur novembre 23, 2008

La Fondation Scientifique de Lyon organise à Lyon les 20, 21 et 22 novembre 2008, les premières Journées de l’Economie. Trois jours pour permettre aux citoyens de mieux comprendre les enjeux de leur vie quotidienne, les aider à interpréter les grandes mutations économiques et sociales du monde, croiser leur regard avec ceux des experts, des acteurs et des médias.

Au programme, l’éducation financière à l’école, le rôle des médias dans l’information économique ou encore la formation des économistes. Quid du rôle d’un autre média, aujourd’hui souvent oublié des discussions sur l’information économique des citoyens : la presse d’entreprise? Ce sont pourtant plus de 27 millions de personnes (chiffres Ujjef) qui reçoivent régulièrement un journal d’entreprise. Parmi leurs lectures, 15% des cadres lisent au moins un titre de presse d’entreprise (étude Ipsos 2006). 33% des Français lisent au moins un document d’information mensuel d’entreprises ou un magazine reçu gratuitement à domicile et 48% des Français ont accès à un magazine interne ou à un journal d’entreprise adressés aux salariés. (étude publiée par l’UJJEF et réalisée par CSA-TMO). Et cette presse contribue largement à la diffusion de l’économie parmi les salariés, quels que soient les secteurs d’activité, ici un article sur la crise des subprimes ou les hedge funds, là un dossier sur l’économie de l’eau ou les mutations de l’industrie pharmaceutique, leur permettant de comprendre les mutations de leur entreprise dans son environnement concurrentiel.

Pourrait-elle y contribuer plus ? Certainement. Le débat n’est plus d’actualité dans les associations professionnelles, pourtant il est à l’origine de la naissance de l’information économique dans les entreprises. Dans les années 1960, les associations professionnelles dédiées à l’information d’entreprise, les professionnels des relations publiques furent largement encouragés dans cette démarche de vulgarisation par les organisations patronales et le gouvernement. C’était alors une façon de retirer aux organisations syndicales le monopole de l’apprentissage de l’économie… Les politiques y veillaient. Pour Raymond Aron, cité dans un colloque professionnel de l’époque, il fallait « donner au plus grand nombre les moyens de comprendre, si l’on veut faire naître la solidarité ». L’une des principales associations du secteur, l’Union des journalistes d’entreprise, participa ainsi aux travaux de la Commission de l’information économique du VIe plan (1971-1975), destiné à restructurer l‘industrie française. L’hétérogénéité du lectorat d’un journal d’entreprise, de l’ouvrier/employé aux cadres, était en effet perçu comme un atout, car imposant un effort de vulgarisation sans équivalent.

(Catherine Malaval, La presse d’entreprise au XXe siècle, Belin, 2001)

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