La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

  • Thématiques

  • Pourquoi ce blog ?

    Pour partager des exemples présents et passés de la bêtise économique : traitement des médias, interventions politiques, relations entre l'entreprise et l’opinion, déraison économique des entreprises…
  • Pages

Articles reli´s: «:sarkozy»

Ecologiquement vertueux

Posté par labetiseeconomique le novembre 5, 2009

Attendre des entreprises un comportement vertueux, c’est un contresens?  Juridiquement, l’entreprise est une personne morale. L’idée de retrouver une dimension morale dans l’entreprise n’est donc pas un contresens mais il y a une très grande confusion entre ce qui doit relever de l’Etat et ce qui relève du marché.

Selon vous, y-at-il un transfert de responsabilité de l’Etat vers l’entreprise? Depuis une vingaine d’années, l’entreprise supporte de plus en plus de sujets auparavant largement socialisés. On lui demande de prendre en charge l’environnement, l’éthique, la moralisation des marchés… Inversement, la logique de l’entreprise a investi la philosophie de l’Etat : Sarkozy est un pdg, ses ministres des managers.

Entretien avec Robert Zarader, lire la suite dans Technikart, Le greenwashing, novembre 2009

Publié dans A lire, Derniers articles | Taggé: , | Laisser un commentaire »

Nicolas, Jean, Le laboureur et ses enfants

Posté par labetiseeconomique le octobre 31, 2009

Durant ces trois dernières semaines, la communication présidentielle nous a proposé un curieux collage cubiste. Certains appelleront cela du storytelling. Nous, nous appelons cela du collage. Des images réelles, collées les unes avec les autres. Les communicants de l’Elysée ont sélectionné les facettes les plus pertinentes de l’objet à déconstruire (mais qu’est-il ?), y ont apporté un peu de réalité et de matière, des fragments, chaque semaine ont ajouté de nouveaux mots : destin (Jean Sarkozy), travailler dur (discours sur la réforme des lycées), terre (discours de Poligny devant les agriculteurs), identité nationale. Tout est dans l’équilibre, disent les historiens de l’art à propos des collages cubistes. « L’exercice d’identification est inefficace pour comprendre l’oeuvre car s’impose le caractère arbitraire de la découpe, de la sélection, de l’échelle et du placement des signes. Seuls les rapports contrastés et équilibrés entre les signes comptent » (Tristan Tremeau à propos de Braque).

Et peu à peu, une image s’est construite dans nos têtes ou plutôt une fable : celle du Laboureur et ses enfants.

Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
“Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’oût :
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.”
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
Deçà, delà, partout….
si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

En 2012, la France fêtera le centenaire de la première œuvre cubiste de Picasso, Nature morte à la chaise cannée. L’Elysée s’y prépare. Merci Jean (de La fontaine).

Publié dans Autour de la bêtise, Polémique(s) | Taggé: , , , | Laisser un commentaire »

Au nom du père et de l’égalité républicaine

Posté par labetiseeconomique le octobre 26, 2009

Ça y est, Jean Sarkozy a trouvé un job, il entrera quand même à l’Epad. L’affaire s’envenimant, on allait lui conseiller le CV anonyme, puisque son nom lui pesait tant! Juste pour voir, même pour vingt-quatre heures, comme dans une émission de téléréalité : coincé dans un ascenseur social qui le déposerait de stage en intérim en cdd, parfois le ferait redescendre par l’escalier, mauvaise pioche, un plan social! Soudain l’ascenseur tomberait en panne, impossible d’aller plus haut, ou alors par l’escalier.   

Ouf, Jean Sarkozy a trouvé un job. Tant mieux, parce que, sans diplôme, la concurrence s’annonçait rude en cette rentrée de crise. « Vers mars-avril, les jeunes diplômés issus de trois promotions vont se retrouver sur le marché de l’emploi, souligne Pierre Lamblin, directeur du département études et recherche de l’Apec, dans un article du Figaro. Ceux de la promotion 2009 n’ayant toujours pas trouvé un emploi. Ceux de la précédente dont les longues recherches seront demeurées vaines. Enfin, ceux de la promotion 2010, qui trois à quatre mois avant la fin de leurs études commenceront à prospecter ». Avec la crise, de plus en plus de jeunes diplômés n’accèdent pas à l’emploi auquel ils pouvaient prétendre. Les enfants d’aujourd’hui doivent souvent posséder beaucoup plus de diplômes que leurs parents pour espérer la même position (cf. Louis Chauvel, Le destin des générations). Les intellos précaires se sont multipliés. Les études ne paient plus toujours. De plus en plus de jeunes souffrent de déclassement. Ouf, Jean Sarkozy a trouvé un job. Tant mieux pour lui, mais quelle amertume laissée par cette « affaire Sarkozy junior » en pleine crise de l’emploi des jeunes…     

*

Lu dans Le Point cette semaine : « Jeunet cherchait un gamin pour me jouer à l’âge enfant. Je lui ai proposé mon fils, mais il a passé des essais comme tout le monde. Il s’était mis une pression d’enfer. « Si je suis pas pris, alors que je suis ton fils, c’est la honte. » Encore Jean Sarkozy ? Non, le fils de Dany Boon !

Publié dans Autour de la bêtise, Polémique(s) | Taggé: , , | Laisser un commentaire »

Qui a dit : plus tard, je serai acteur ou homme politique

Posté par labetiseeconomique le octobre 17, 2009

Jean Sarkozy vient d’avoir 23 ans. Il est né le 1er septembre 1986 à Neuilly-sur-Seine. Il pensait devenir acteur, il a finalement choisi homme politique et bientôt président de l’Etablissement public d’aménagement de la Défense, comme un enfant choisit la panoplie de Lucky Luke ou de Zorro. Et partout dans les médias, le voici cette semaine qui défend son prochain premier rôle, comme un enfant de star nous explique qu’il a décroché le rôle, comme tous les autres, après un casting… Tout seul, sans devoir rien à personne, sans que ce que soit par « la volonté et l’acharnement d’un homme » (comme dirait “DV”), tentant même de nous expliquer comment avec ce nom là, c’est plus difficile encore ! Enfants de la balle ou politic natives, politique et spectacle, star system et politique, la dérive continue.

Si le fils d’un prix Nobel de chimie, à 23 ans encore 2e année de chimie, voulait diriger le laboratoire, lui donnerions-nous les clefs? Pourquoi ce qui vaut dans de nombreux domaines ne vaut pas pour la conduite des affaires publiques? A moins que là seule compte la “surface sociale” de l’impétrant?

*

C’est l’histoire d’une jeune femme magnifique qui dit à Einstein : marions nous et faisons des enfants, ils seront beaux comme moi et intelligents comme vous. Et si l’inverse se produisait, demande Einstein ?

Publié dans Autour de la bêtise | Taggé: , , , | Laisser un commentaire »