En 2003, l’entreprise Metaleurop Nord, sacrifiée sur l’autel d’une gestion industrielle internationale des affaires peu soucieuse de l’écologie, de l’histoire et des hommes, donne tout son sens à l’expression alors abstraite « patrons voyous ». L’affaire Metaleurop Nord devient alors avant tout l’affaire de Noyelles-Godault. Metaleurop SA, sa maison-mère, et Glencore, son actionnaire, transforment cette affaire de désindustrialisation et de plan social en une affaire purement juridique et financière.
C’est justement sur le terrain judiciaire que l’histoire rebondit aujourd’hui. Le 27 juin, le conseil des prud’hommes de Lens a condamné la maison mère de Metaleurop Nord (devenue Recylex) à verser 30 000 euros à 495 ex-ouvriers de l’usine de Noyelles-Godault, pour « licenciement sans cause réelle ni sérieuse ». Recylex confirme qu’elle interjettera appel des décisions rendues, ce qui aura un effet suspensif.
Affaire à suivre.