A la suite d’une lettre de Frédéric Lemaître, envoyée à notre éditeur et publiée sur son blog du journal Le Monde, Laurent Mauduit, sur son blog (Mediapart), et encore ce matin sur France Inter, a poursuivi dans sa stratégie de dénigrement de notre livre, mettant en cause nos compétences de façon très virulente. Nous proposons ici à nos lecteurs de comparer les commentaires apportés par chacun d’eux sur un passage de notre livre. L’incohérence de leurs propos permettra de clore cette polémique ; elle se passe de commentaires…
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Catherine Malaval, docteur en histoire / Robert Zarader, docteur en économie.
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Ce que nous avons écrit
(…) De fait, l’article, long de quatre colonnes, n’a certainement pas été écrit le matin même, il a mûri dans la rédaction. Sa construction laisse penser qu’il a fait l’objet a minima d’une discussion collective. Le scoop est parfaitement construit. L’article aborde presque de façon exhaustive, la totalité des thèmes qui seront repris par tous les médias durant plusieurs mois. En 2001, Le Monde a beaucoup évolué et succombe plus naturellement à la recherche du scoop ; son service Entreprises traverse une situation complexe, sa direction se trouvant « très fortement » influencée par Laurent Mauduit, une des sources originelles de la révélation du passé trotskyste de Lionel Jospin et pourfendeur de la « trahison jospinienne » et la « nouvelle économie du Parti socialiste ».
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Voici ce qu’écrit Frédéric Lemaître, sur son blog (Le Monde)
« (…) juste une précision : le chef du service Entreprises s’appelait Claire Blandin. Ceux qui la connaissent apprécieront l’image qui est donnée d’elle. Quant à Laurent Mauduit, il travaillait à l’époque au service Politique et avait donc très peu de contacts avec le service Entreprises. (…) Edwy Plenel, loin d’être à l’origine de ce scoop s’en méfiait. Pourquoi ? Justement parce que je ne l’avais pas tenu au courant dans les jours précédents et qu’il ne l’a découvert qu’au dernier moment. (…) »
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Nous savons parfaitement que Claire Blandin assure la direction de ce service dans des conditions décrites précisément par Péan et Cohen dans leur livre sur Le Monde, cela nous a été confirmé par une série d’entretiens croisés menés auprès de différents interlocuteurs au sein même du journal… A aucun moment, nous n’écrivons que Laurent Mauduit dirige le service à cette période…
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Mais il l’influence… au point d’ailleurs de croire se souvenir aujourd’hui qu’il en est même le chef de service à l’époque. Voici ainsi ce qu’a écrit Laurent Mauduit, lui-même, sur son blog (Mediapart)
“(…) Au début de 2001, la direction du groupe Danone prépare dans le plus grand secret un immense plan social. A l’époque rédacteur en chef du service « Entreprises » du Monde, je l’apprends de la bouche d’un journaliste de ce service, qui vient d’obtenir ce « scoop ». L’affaire est d’importance. Après les vérifications et recoupements d’usage, le journaliste concerné fait donc son travail : il écrit un long article (…).
En clair, je n’ai participé ni de près ni de loin à la rédaction de l’article. J’ai seulement fait mon travail de chef de service : je l’ai relu ; et j’ai recommandé à la direction de la rédaction du Monde que l’information apparaisse en « une » du journal. Ce qui n’a pas fait débat, pas une seconde, tant il était évident à tous les journalistes que ce scoop était, dans notre hiérarchie des informations du jour, l’une de celles que nous devions le plus valoriser.(…) ”
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… La conjugaison de ces deux propos ne fait finalement que renforcer notre analyse… Il reste que les dénégations, reprises dans un nouveau commentaire sur Mediapart aujourd’hui, ajoutées aux insinuations visant nos personnes, sont grossières et injurieuses.