Posté par labetiseeconomique le octobre 31, 2009
Durant ces trois dernières semaines, la communication présidentielle nous a proposé un curieux collage cubiste. Certains appelleront cela du storytelling. Nous, nous appelons cela du collage. Des images réelles, collées les unes avec les autres. Les communicants de l’Elysée ont sélectionné les facettes les plus pertinentes de l’objet à déconstruire (mais qu’est-il ?), y ont apporté un peu de réalité et de matière, des fragments, chaque semaine ont ajouté de nouveaux mots : destin (Jean Sarkozy), travailler dur (discours sur la réforme des lycées), terre (discours de Poligny devant les agriculteurs), identité nationale. Tout est dans l’équilibre, disent les historiens de l’art à propos des collages cubistes. « L’exercice d’identification est inefficace pour comprendre l’oeuvre car s’impose le caractère arbitraire de la découpe, de la sélection, de l’échelle et du placement des signes. Seuls les rapports contrastés et équilibrés entre les signes comptent » (Tristan Tremeau à propos de Braque).
Et peu à peu, une image s’est construite dans nos têtes ou plutôt une fable : celle du Laboureur et ses enfants.
Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
“Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’oût :
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.”
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
Deçà, delà, partout….
si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.
En 2012, la France fêtera le centenaire de la première œuvre cubiste de Picasso, Nature morte à la chaise cannée. L’Elysée s’y prépare. Merci Jean (de La fontaine).
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Posté par labetiseeconomique le janvier 27, 2009
Merci au journal Acteurs publics pour ce clin d’œil, volontaire ou non, à la couverture de notre livre, La bêtise économique, pour évoquer le sujet ô combien émotionnel de la suppression du département proposée par la commission Attali. Un mikado, tant le sujet est sensible, certes. Et pourquoi pas un gros mille feuille, débordant d’une délicieuse crème pâtissière, symbolisant tout l’ensemble des échelons administratifs : « le mille feuille territorial ».
Sym
bole de la République, le département fut créé en 1790 par Napoléon Bonaparte pour affaiblir les provinces trop puissantes de l’Ancien Régime et mieux contrôler le territoire français. La légende dit que le mille feuille était le gâteau préféré de Napoléon Bonaparte. Les Américains y croient et ont baptisé ce merveilleux gâteau du nom de Napoléon. « Nicolas Sarkozy est-il le Napoléon Bonaparte du XXIe siècle », s’interroge Alain Duhamel, dans La marche consulaire, proposant une premier bilan de l‘action du président. Faut-il voir du Bonaparte dans la réforme de l’audiovisuel ? Etc.etc. Où le jeu du mikado commence.
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Posté par labetiseeconomique le décembre 3, 2008
Chaque année, le magazine Acteurs publics décerne les Prix des Communicants publics, afin de récompenser des actions de longue haleine qui s’inscrivent au service au de l’intérêt général. Aux côtés de Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives, Robert Ménard, ancien président de Reporters sans frontières ou encore Dominique Guéna, directrice des campagnes du Service d’information du gouvernement, Robert Zarader a reçu le prix du Meilleur professionnel dans la catégorie Agences et conseil.http://www.acteurspublics.com/prix-communicants-publics-2008
Extrait du discours prononcé par Eric Zajdermann, président de Lowe Stratéus : « L’engagement de Robert Zarader, à ses débuts dans la fondation de SOS Racisme, aujourd’hui dans le projet Nouvelle Cour (agence de communication créée par des jeunes de La Courneuve), est un reflet de son engagement pour la chose publique. Dans sa collaboration foisonnante avec les institutions les plus variées, il a travaillé avec le ministère de la Défense, pour lequel il a créé la signature « quand la défense avance, c’est la paix qui progresse ». Citons aussi la campagne de 2002 contre les discriminations raciales, celle sur la modernisation de l’État et de l’administration, celle enfin pour la prévention du cancer (« la toast attitude »). Robert Zarader s’est largement préoccupé de communication publique, au-delà d’ailleurs des administrations, comme en témoigne surtout son travail suivi avec La Poste, depuis 1993 : il a accompagné le groupe dans toutes les étapes de sa modernisation, par lesquelles celui-ci est devenu une entreprise compétitive, mais toujours attentive à la notion de service public. Cette carrière, longue, variée, toujours marquée par la curiosité, a donc fait de Robert Zarader un expert de la communication en affaires publiques, surtout sur les problématiques d’accompagnement du changement. Incapable de renier tout à fait son origine universitaire, il a récemment utilisé ces compétences sous un tout autre angle : en écrivant à quatre mains, avec Catherine Malaval, La Bêtise économique, pour attaquer des moments particulièrement forts de l’histoire économique récente sous l’angle, encore une fois, de la communication publique.»
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