La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

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La crise au masculin pluriel

Posté par labetiseeconomique le septembre 24, 2009

 Cette semaine, Le Monde, dans son supplément Economie, s’interroge : s’il n’y avait qu’une et une seule leçon à tirer de la crise, laquelle choisiriez-vous? A n’en plus douter, que cette crise est sexuée : son histoire s’écrit au masculin pluriel. 13 personnalités interrogées, triées sur le volet et semble-t-il représentatives du monde des affaires et de la politique, dont une seule femme : Dominique Sénéquier, présidente du fonds d’investissement Axa Private Equity. Voilà l’histoire qui nous est racontée, la crise est encore et toujours une affaire d’hommes. Belle parité.

* Hier, Nadine Morano a convié à déjeuner toutes les anciennes secrétaires d’Etat ou ministres des droits des femmes de ces trente dernières années….pour parler de la lutte contre les inégalités salariales, la réforme du congé parental et le combat contre les violences faites aux femmes. Trente ans et encore tant de chemin à parcourir.

* Et si Lehman Brothers s’était appelée Lehman Sisters ? La banque centenaire aurait-elle fait faillite? La boutade fait bien rire aux Etats-Unis alors qu’on commémore la faillite de Lehman Brothers. Et si nous la prenions au sérieux?

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“Bréviaire pour le futur”

Posté par labetiseeconomique le avril 25, 2009

Ségolène Royal demande pardon… pour d’autres. Alan Greenspan, grand oracle du libéralisme, reconnaît s’être trompé. Bernard Madoff plaide coupable, mais est-ce la contrition qu’il l’anime vraiment. Faute avouée, à moitié pardonnée, se dit sans doute l‘homme qui perdit 50 milliards? Toujours joueur!  Malgré la crise, le temps n’est guère à la repentance, ainsi que le constate Philippe Plassart, dans son dossier « Bréviaire pour le futur », à la Une du Nouvel Economiste de cette semaine. « Sans cet indispensable travail sur soi, mené collectivement, le désuet mais ô combien utile, examen de conscience des croyants, aucun dispositif, même le plus contraignant qui soit, n’y pourra rien pour domestiquer la finance ».

Henri Madelin, jésuite, Michel Musolino, professeur d’économie, Pierre de Charentenay, Philippe Bourguignon (Revolution Resort), jésuite (Etudes), Gabriel François, conseiller financier, Eric Le Boucher, journaliste (Enjeux-Les Echos, Slate) Vous est-il arrivé, dans votre vie professionnelle, d’être en porte-à-faux avec vos convictions profondes? Réponse de Robert Zarader.

«  15%!… et 100% de regrets. Je souris avec crispation quand je lis l’exigence des 15% de rentabilité et de profit des grands groupes internationaux, souvent américains, ne serait qu’un mythe. Il n’en est rien : c’est une contrainte devant laquelle il faut se plier, à n’importe quel prix. Pourtant, comment un chiffre, servant les intérêts de lointains actionnaires individuels, peut-il seul donner le sens, devenir l’unique référence de gestion des managers et réduire leur vision stratégique au cours de Bourse, sans aucune réflexion véritable sur le contexte économique, social, territorial et financier? Pour moi, dans ma vie professionnelle, cette règle dut dicter une série de licenciements dans une entreprise qui allait de mieux en mieux. J’y ai sacrifié hélas quelques amitiés mais retenu la leçon : plus jamais ça. Non à la bêtise économique et non à la dépendance insensée. La première, je l’ai dénoncée récemment en la décryptant. La seconde, je l’ai rejetée en choisissant de devenir mon propre patron. »

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Quand la faim justifie les moyens

Posté par labetiseeconomique le avril 13, 2009

De faim et de politique, il est beaucoup question en ces temps de crise, de grève de la faim par des hommes politiques et de familles qui se serrent la ceinture. En décembre dernier, une étude du Centre de Recherche pour l’Etude sur les Conditions de vie, commandée par le Haut commissariat aux Solidarités actives contre la pauvreté, soulignait les effets de la crise sur les ménages français les plus pauvres ; 60% des ménages concernés avaient changé leurs habitudes alimentaires pour des raisons budgétaires.
Que penser alors d’un élu du peuple, député ou président, qui use de sa fonction d’élu en faisant la grève de la faim, comme le ferait un sans-papier ou un prisonnier politique qui n‘aurait plus d’autre issue? Quelle image cet élu donne-t-il de sa fonction? Quelle fausse morale impose-t-il aux regards, par cette stratégie de l’émotion? Pire, que penser d’une grève de la faim « tournante », par 24 heures et à tour de rôle?

Ce sont pourtant les deux informations politiques qui ont animé la fin de ce week-end pascal. Depuis lundi, deux députés PS, David Habib et Martine Lignières-Cassous, sont en grève de la faim « tournante », pour soutenir les salariés de l’usine chimique Célanèse, située sur le bassin de Lacq. De l’autre côté de l’Atlantique, en Bolivie, le président Evo Morales a choisi le même moyen de pression, faute d’avancée au parlement de l’adoption de la loi électorale et dort sur un matelas dans le palais présidentiel. Au 3e jour pour lui, il vient d’être rejoint avec le préfet de La Paz et quelques dirigeants sympathisants.

« Politique de l’émotion des peuples » selon l’expression employée lors de la grève de Jean Lassalle en 2006 par François Bayrou, ou marketing politique du désespoir à la veille d’élections, la grève de la faim n’est rien d’autre qu’un mode de chantage. Il fut utilisé une première fois en 1984 par le député-maire Robert de Caumont, qui voulait accélérer la reconversion d’une usine Péchiney dans les Hautes-Alpes. Dans les Pyrénées-Atlantiques, bis repetita. Ce mode de chantage connut surtout un célèbre adepte, le député Jean Lassalle, qui en 2006 jeûna 39 jours dans la salle des Quatre Colonnes, pour protester contre la soi-disant délocalisation de l’usine Toyal, également dans les Pyrénées-Atlantiques. Chacun sait combien cette action, façon indirecte de prendre en otage les dirigeants de l’entreprise locale, fut marquée d’une grande ambiguïté politique. Sans doute est-ce pour cela que les deux députés, dont l’un joua un rôle de médiateur auprès du député Lassalle avant qu’il ne prît cette ultime décision, s’attachaient aujourd’hui dans les médias à ne pas être comparés au député Modem?

 

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Le livre en 2009, dernière année à l’abri des pirates ?

Posté par labetiseeconomique le mars 21, 2009

Le marché du disque et du DVD s’effondre, touché de plein fouet par la crise que traverse ce secteur. La copie illégale est un phénomène massif. Cette pratique a un impact économique, elle induit pertes d’emplois et de revenus, empêchant l’émergence de modèles économiques innovants garantissant la rémunération des droits de propriété intellectuelle. 

Le marché du livre résiste, qui entre à tous petits pas dans la révolution numérique, comme l’a souligné le rapport Patino (Ministère de la Culture, 2008). Les “readers”, qui seront à la lecture ce qu’est le mp3 pour la musique, sont encore d’un usage peu confortable, même si des progrès considérables (poids, autonomie de la batterie, capacité de stockage) ont été faits depuis le flop des premiers e-books. Selon une étude réalisée par l’agence Equancy & Co et le cabinet Terra Consultants, de nombreux signes du décollage du livre dans l’ère numérique sont identifiables : les jeunes ont une pratique plus aisée de la lecture à l’écran, les supports se développent tandis que de plus en plus de bibliothèques investissent dans des contenus numériques. La Commission européenne a lancé en 2004 un projet de bibliothèque numérique qui doit offrir l’accès à six millions d’ouvrages. Cette année, l’offre de livres numérisés reste encore faible, en quantité comme en qualité (cf. le catalogue I-Tunes), mais chez de nombreux éditeurs, les projets sont dans les cartons.

Et le phénomène de piratage existe bien ! Il concerne essentiellement les livres scolaires, qui représentent toutefois 9% du chiffre d’affaires de l’édition française, avec des sites qui proposent le téléchargement gratuits de quantité de manuels. L’édition magazine pourrait être rapidement touchée, si l’on en croit les pratiques qui se développent dans le monde anglosaxon.  Dès que les supports deviendront plus confortables, on peut imaginer les phénomènes de pillage massif qui pourraient toucher l’édition jeunesse, la bande dessinée ou le roman…

Comment estimer l’impact du piratage illégal sur le secteur de l’édition ? Selon cette étude, “l’impact potentiel du piratage s’élèverait à 147 millions, soit 16 millions pour les auteurs, 21 millions pour les éditeurs, 28 millions d’euros pour les diffuseurs et 53 millions pour les détaillants”.

 

Source : Etude Equancy &Co / Terra Consultants, l’impact économique de la copie illégale des biens numérisés en France, novembre 2008.

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Total, face à la fabrique de l’opinion

Posté par labetiseeconomique le mars 14, 2009

Un article de Slate.fr revient sur l’annonce par Total de suppressions de postes dans les raffineries françaises et la polémique qui a suivi cette semaine. Le moment n’était pas le bon moment, remarquent les spécialistes de la communication. Le fut-il du point de vue de l’économie, puisqu’il s’agit ici de rapidement réorienter une production entre essence et diesel (sans licenciements secs), combien de temps attendre alors? En réalité, s’agissant de Total, le moment n’est jamais le bon moment. Cela vaut pour Total, cela vaut pour Danone en 2001 avec l’affaire LU, pour Areva ou pour L’Oréal, pour tous les champions français à l’international. L’opinion attend d’eux plus que de tous les autres, plus de vertu, plus de protectionnisme de l’emploi, elle les voudrait figés (créer de nouveaux emplois en gardant tous les autres, lorsqu’il s’agit de restructuration, c’est économique idiot, mais on a envie d’y croire)… alors qu’il faut parfois que “tout change pour que rien ne change”. Fallait-il dire “restructuration”, plutôt que “suppressions”? Le débat n’est pas dans la sémantique non plus. Car là aussi, quel que soit le mot, il est toujours pris pour un autre. Et les emplois créés par Total, les investissements à venir en 2009, passent à la trappe de la non-information.

La “fabrique de l’opinion” se pose souvent comme une énigme à résoudre pour les entreprises. Sous quelle influence, politique et médiatique, se construit le récit des faits économiques dans l’imaginaire de l’opinion? Il est finalement un certain paradoxe entre le peu de confiance accordée aux médias par l’opinion et la fusion-confusion des médias avec l’opinion publique, comme l’a une nouvelle fois prouvé cette envolée médiatique à propos de Total. Là encore, un fait économique se réduit à la fonction symbolique d’événement, toute explication rationnelle du point de vue de l’économie et du marché devient inaudible du point de médias et de politiques qui s’enflamment, tous sur la ligne de départ de la course à l’échalote. Raconter à l’opinion ce que d’aucuns croient qu’elle a envie d’entendre, jouer les censeurs et les moralisateurs, alors qu’il s’agirait, surtout en période de crise, d’oeuvrer pour plus de pédagogie.

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Les conseillers ne sont pas les payeurs

Posté par labetiseeconomique le janvier 17, 2009

La crise, et c’est là tout son charme (mot à double sens), apporte chaque jour des mots nouveaux. Aujourd’hui, lu dans Libération, l’expression « side pocket », à propos, toujours et encore de l’affaire Madoff. Qu’est-ce donc?Une « poche », nous dit le journal, « séparée du reste des placements, où les actifs pourris de Madoff, logés dans Luxalpha, sont mis à part et leur valeur remise à zéro ».

 

Cherchons sur google. En anglais, d’abord « A type of account used in hedge funds to separate illiquid assets from other more liquid investments. Once an investment enters a side pocket account, only the present participants in the hedge fund will be entitled to a share of it. Future investors will not receive a share of the proceeds in the event the asset’s returns get realized. »

 

En français, on apprend aussi que le «  Side Pocket est un jeu vidéo de billard ». Voilà qui est plus clair ! En France, de petits épargnants jouaient au billard et ne le savaient pas ! Nul n’est censé ignoré la loi… de la finance. CQFD.

 

La bêtise économique serait-elle d’avoir fait confiance à son conseiller bancaire ? En toute bonne foi, puisqu’il était là pour conseiller, comme son nom l’indique. Et finalement, aveuglé par la belle histoire de rendements sans risque, d’avoir cru que des actions pouvaient être des placements de père de famille, d’avoir trouvé la martingale en plaçant ses économies dans des fonds proposant de meilleurs rendements, et finalement de découvrir, le filtre passé, qu’aller en amateur, certes confiant, dans un monde de professionnels, est à ses risques et périls.  

 

NB : Ne pas confondre, quoique, le Side Pocket avec le Pocket Side, sorte d’engin pour Satanas et Diabolo et autres amateurs de frisson…

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Perte d’identité aux Caisses d’Epargne (paru dans La Tribune, 30 octobre 2008)

Posté par labetiseeconomique le octobre 30, 2008

Tribune parue dans la rubrique Opinions. « Les relations que l’entreprise entretient avec sa culture et son histoire sont propres à chacune d’elles, écrivait l’historien François Caron, en préface d’un ouvrage consacré aux 75 ans de la Caisse Centrale des Banques Populaires. Une identité trop affirmée, trop respectueuse des traditions, peut-être un obstacle à son adaptation à l’environnement macroéconomique et devenir mortelle. A l’inverse, une gestion fondée sur une quête ininterrompue de la modernité qui rejette, sans ménagement, l’héritage du passé, peut déboucher sur une perte d’identité, tout aussi mortelle. La culture d’entreprise peut tout à la fois la détruire ou la sauver ».

 

A l’échelle de l’histoire bancaire et du crédit populaire, sur fond de crise financière mondiale, en quinze jours à peine, deux événements ont brutalement marqué la fin d’une époque : l’affaire des 600 millions des Caisses d’épargne (750 millions apprendra-t-on plus tard), des fonds propres joués sur la table du grand casino et perdus en deux temps trois mouvements par quelques traders échappés de la matrice de l’économie, et l’annonce d’un rapprochement possible avec les Banques Populaires. En vingt-cinq années d’une quête ininterrompue de modernité, ces deux groupes bancaires génétiquement liés à l’économie réelle ont ainsi voulu à tout prix pratiquer les mêmes métiers que leurs concurrents – les grandes banques diversifiées – et, au risque d’y perdre beaucoup, ont joué avec leur identité. Ah, être une banque comme les autres, financière et internationale, le rêve enfin réalisé pour les Caisses d’épargne, après tant et tant d’années de condescendance des banques de La Place puis vingt-cinq années de développement accéléré depuis cette loi de 1983 qui permit « la métamorphose en groupe bancaire moderne ». S’en suivit la prise de contrôle d’Ixis, la création de Natixis, le rachat de Nexity et bien d’autres opérations. Finalement, près de deux siècles après la création des premières Caisses d’épargne en 1818, quel grand écart avec le projet philanthropique de leurs deux fondateurs, le baron Benjamin Delessert et le duc François de La Rochefoucauld-Liancourt ! Et pourtant quelle formidable actualité des mots et des ambitions de ces deux hommes! N’espéraient-ils pas tous deux « faire comprendre au peuple les bienfaits, on peut presque dire, les miracles de l’économie », défendant, par la pratique de l’épargne, une morale fondée sur le travail et la prévoyance individuelle?

 

En octobre 2008, peu de bienfaits pour le peuple, une morale introuvable et point de « miracles de l’économie » pour les Caisses d’épargne et leurs dirigeants… Mais dépassons un moment l’incident à 600 millions pour nous interroger sur le sens caché du rapprochement programmé et aujourd’hui contraint de ces deux institutions nées d’ambitions différentes, l’une pour le soutien du crédit populaire, l’autre, pour celui des petites et moyennes entreprises. Ce sens caché, c’est celui évoqué par une étonnante combinaison de l’héritage idéologique libéral du XIXe siècle et de l’héritage idéologique radical de la IIIe et de la IVe République ! A leur création et durant les Trente Glorieuses, tant les Caisses d’épargne que les Banques Populaires ont en effet constitué une pièce maîtresse d’un projet social et politique, destiné d’une part, à insuffler des comportements capitalistes, l’épargne, l’investissement, etc., dans les milieux populaires, d’autre part à favoriser l’assise sociale et l’essor d’une classe moyenne principalement composée de petits entrepreneurs. L’histoire de ces banques se confond avec l’histoire de leur clientèle historique, les classes moyennes notamment, qui a joué le rôle structurant que l’on sait dans la croissance économique et le développement d’une consommation de masse, et figure au cœur de la crise sociale actuelle. Vingt-cinq ans de banalisation des Caisses d’épargne et des Banques Populaires, c’est aussi vingt cinq ans d’éloignement de cette clientèle qui leur était naturelle.

 

L’Etat a favorisé en permanence la consolidation du lien entre ces groupes bancaires et une classe moyenne dont il faisait son socle politique. Durant l’entre-deux-guerres, l’Etat a donné aux Banques Populaires les moyens d’exister tandis que les Caisses d’épargne bénéficiaient avec La Poste, du monopole de la distribution du Livret A. Même si l’Etat n’est plus le financier des Banques Populaires depuis longtemps et que la banalisation du Livret A est programmée au 1er janvier 2009, la « colère » gouvernementale contre les Caisses d’Epargne et leurs dirigeants à la suite de cet incident à 600 millions d’euros reste une illustration du rapport inconscient et du lien génétique qui lient l’Etat au futur groupe bancaire. C’est une première lecture de la colère du Président. Une seconde lecture existe, plus politique celle-ci. Alors que le désenchantement des Français s’accroît à mesure que décroît leur pouvoir d’achat et que la crise financière devient récession, cet obstacle inattendu n’a-t-il pas mis à mal, ne serait-ce qu’en apparence, son projet politique qui vise l’émergence d’un nouveau capitalisme populaire national, exprimée dans les mots et dans cette ambition « récente »  de refonder le capitalisme, du désormais célèbre Discours de Toulon aux prochaines Assises de l’UMP? Aux côtés de grandes banques internationales comme BNP Paribas, nécessaires pour affronter un concert de concurrence mondiale, ce néo-capitalisme a plus que jamais besoin en temps de crise de « sa » banque. Fort de ses liens originels avec les classes moyennes dans toutes leurs dimensions, le groupe Caisses d’épargne – Banques Populaires incarnait à ses yeux une solution idéale, il continue de l’incarner…même à 600 millions d’euros près.

 

CM/RZ

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Un portrait de Franck Riboud, dans L’Express

Posté par labetiseeconomique le octobre 8, 2008

Extrait de Franck Riboud, PDG longue conservation. Un article qui retrace le parcours du pdg de Danone, la métamorphose du groupe, et revient sur l’affaire LU en 2001. “fidèle à sa politique de l’écran de fumée, Franck Riboud voudrait bien faire croire qu’il n’a lu que deux livres : Ma vie comme un match, de Michel Platini, et Ma vie et ce jeu merveilleux, de Pelé. A d’autres ! Posée par terre, dans son bureau, une pile d’ouvrages, dont La Bêtise économique, de Catherine Malaval et Robert Zarader. Pour le reste, il a fait sienne la maxime d’Antoine : « Faire l’éponge ». Il regarde beaucoup la télé, se gave de journaux et écoute énormément. (…)” 

http://www.lexpress.fr/actualite/economie/pdg-longue-conservation_584941.html

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Un commentaire d’André Vezinhet

Posté par labetiseeconomique le septembre 19, 2008

“Je n’avais pas imaginé que l’on puisse marier avec autant de pertinence la bêtise et l’économique et pourtant vous avez su le faire dans un livre qui fut durant cet été mon compagnon de chevet. Merci pour cet éclairage qui révèle combien il peut y avoir d’écart entre la réalité et la traduction que l’on donne au travers de l’acte communiquant. Belle leçon à retenir pour un acteur de la vie politique et publique.”

Ancien sénateur, membre du groupe socialiste, André Vezinhet est aujourd’hui député et président du Conseil général de L’Hérault.

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