Le milliardaire, le cochon et la chèvre
Publié par labetiseeconomique le juin 26, 2011
Mark Zuckerberg, le créateur et patron de Facebook, ne mange désormais que des animaux qu’il a tués lui-même. Ses trois premières victimes : un homard, un cochon et une chèvre. Caprice de milliardaire pour les pages people des magazines? Pas du tout, semble-t-il. Le magazine Fortune relaie d’ailleurs très sérieusement la nouvelle qui divise les mouvements écologistes et les amateurs de slowfood. Tout de même, que faire d’un veau entier quand l’envie de le tuer était seulement née du désir d’une bonne côte de veau à la normande ? Car l’affaire ne s’arrêtera pas là, le jeune milliardaire a commencé par des petites bêtes. Encore quelques mois, tel un Cromagnon des temps modernes, armé de son biface, il prendra de l’assurance et s’attaquera à beaucoup plus gros. Et là, problème, que faire d’un boeuf? Le congéler? La perspective de mois entiers à manger du boeuf sied-elle à un milliardaire? Non. Dans ce cas, le partager. Créer un réseau carnivore social. Le repas n’est-il pas depuis toujours le premier lieu de rassemblement et de communication? Venez tous, ce week-end, j’ai tué un boeuf. Sur Internet, l’information est largement commentée, mais très faiblement du point de vue économique par toutes les filières concernées par l’affaire, elles devraient pourtant. Sous un pseudo-prétexte écologique, Mark Zuckerberg est peut-être en train d’aller encore plus loin dans la transformation des modes de vie et de millions d’urbains en chasseurs-cueilleurs! Quel intérêt Mark Zuckerberg aurait-il autrement à nous parler de son alimentation, justement au moment où Facebook, fort de ses 700 millions de membres, connaît une toute petite baisse de régime? Joli storytelling personnel qui donne des perspectives de “second life” à Facebook. Le milliardaire, le cochon et la chèvre, on hésite entre “Big brother” et “back to the trees”.

Frederic Mahe a dit
Retour à l’Age de Pierre… J’ai subitement envie de manger de l’éléphant !