La bêtise économique

L’actualité économique, côté pile, côté face, par Catherine Malaval et Robert Zarader

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Sommes-nous… bêtes ? (France inter, 26 juin)

Posté par labetiseeconomique le juin 26, 2008

Une chronique de Philippe Lefébure (Global Eco). /// « La bêtise économique », c’est le titre d’un livre, qui vient de sortir, signé Catherine Malaval et Robert Zarader. Les 2 auteurs posent, notamment, la question du traitement de l’économie – de certaines « affaires » économiques – dans les médias.

 

Et ils n’épargent pas les journalistes. L’économie traitée comme un “divertissement”, parfois “avec voyeurisme”, “exhibitionnisme” et “moralisme”: les auteurs n’y vont pas avec le dos de cuillère. En fait, ils reviennent sur 3 affaires qui ont largement occupé les médias, dans un passé très récent, “3 scandales qui ont défrayé la chronique” pour user d’un cliché journalistique. (…) Ces 3 affaires ont été très médiatiques et pour les auteurs du livre, elles révèlent, toutes les 3, un travers journalistique majeur : la préférence des journalistes pour un traitement “émotionnel”, “dramaturgique”… au détriment d’un travail – forcément plus sobre – mais capable LUI de “livrer” – aux lecteurs, aux téléspectateurs et aux auditeurs évidemment – des éléments objectifs pour se faire sa propre idée des enjeux. Nous – les journalistes économiques (comme les autres) aimerions, donc, raconter des histoires – avec des gentils et des méchants… des histoires qui “font vendre”. Chacune de ces 3 affaires renvoie, ainsi notent les 2 auteurs, à des genres littéraires précis : “il y a du “Pagnol”, dans l’affaire Lassalle-Toyal (écrivent-ils), de l’Agatha Christie pour LU-Danone. Et du John le Carré dans MetalEurop !

Et selon Robert Zarader, cette situation est très compliquée pour les entreprises, puisqu’en raison de cette “pression” de l’opinion – relayée par les médias, donc – une partie de leur histoire leur échappe ou leur échapperait. Quant aux journalistes, ils sont condamnés, selon les 2 auteurs à vivre et revivre en permanence ces situations : Dans l’affaire “Gandrange et Arcelor-Mitttal”, est-ce que, là encore, l’émotion n’a pas primé sur l’analyse : à cause des politiques (et notamment du Président de la République, mais pas seulement lui) – à cause de l’emballement médiatique ? Robert Zarader le pense.

 
 
 
 

 

 

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